Turquie : carrefour entre l’Europe et l’Asie
Turquie : carrefour entre l’Europe et l’Asie

Turquie : carrefour entre l’Europe et l’Asie

Située à cheval sur deux continents, entre Europe et Asie, la Turquie est une mosaïque culturelle unique mêlant héritages byzantin, ottoman et modernité républicaine.

Marquée par un paysage diversifié, de la côte méditerranéenne à l’Anatolie, elle est une république laïque à majorité musulmane, réputée pour son hospitalité, sa cuisine riche, ses traditions (hammam, derviches tourneurs) et une histoire archéologique très dense.

Avec une telle diversité, le pays a de nombreuses beautés à nous révéler. En route …

Ayvalik

Dimanche 22 février, après avoir avalé plus de 300 kilomètres, nous nous arrêtons dans la ville d’Ayvalik, sur un parking en bord de mer. Nous avons roulé une grande partie du trajet sur la Départementale qui offre de jolis points de vue sur la mer. Que ça fait du bien de voir le soleil et ces nouveaux paysages ! L’état des routes est tout à fait correct et les turcs sont plutôt courtois au volant.

Après souper, on se jette dans les plumes. Demain, nous avons 2h30 de route pour arriver au site archéologique d’Ephèse.

Site archéologique d’Ephèse

Lundi 23 février, nous arrivons sur le site archéologique. Ephèse était une ville de la Grèce antique, située sur la côte de l’Ionie. Dans les temps anciens, la ville était située directement sur la mer. En raison de la sédimentation et des changements climatiques et sismiques, le littoral s’est déplacé vers l’ouest au fil du temps, si bien que les vestiges de la ville se trouvent désormais à plus de 9 kilomètres à l’intérieur des terres.

La ville était célèbre à son époque pour son temple d’Artémis qui a été désigné comme l’une des 7 merveilles du monde antique. Ses nombreux bâtiments monumentaux comprenaient la bibliothèque de Celsus et un théâtre, actuellement en pleine rénovation, pouvant accueillir 24 000 spectateurs.

Aujourd’hui, les ruines d’Éphèse sont l’un des plus importants sites archéologiques du monde, le site est vraiment gigantesque. Les fouilles ont permis de découvrir énormément de choses sur la vie de l’époque et les ruines, classées au patrimoine mondial de l’UNESCO en 2015 sont visitées par des millions de visiteurs chaque année. Et on comprend pourquoi, c’est magnifique ! Par contre, on se rend vite compte que la Turquie est un pays cher, 5€ le parking, 40€/pers pour l’entrée et 25€ pour 2 sandwiches et 2 cookies. Ca cogne …

En fin de journée, nous reprenons la route et nous nous arrêtons dormir près de la ville d’Akbük. Après ces quelques jours d’intenses réparations dans Gru et ces 2 journées bien chargées en kilomètres, nous nous offrons 3 nuits dans un bel hôtel à Bodrum pour décompresser. Ca va nous faire du bien de ne rien faire …

Bodrum

Mardi 24 février, la route qui nous mène jusqu’au centre de Bodrum est magnifique, elle serpente le long de la mer. Par contre, il faut respecter les limitations de vitesse, car il y a de nombreux radars et des contrôles de police très fréquents.

Notre hôtel n’est pas dans Bodrum mais dans la baie tout au sud, au milieu de nulle part. Nous suivons les indications du GPS et nous tombons sur une route barrée pour cause de travaux. Nous trouvons une alternative mais là aussi, route fermée. Depuis notre arrivée en Turquie, nous avons constaté que le pays avait subi de grosses inondations et des routes se sont littéralement effondrées. Et par ici, ils n’ont pas non plus échappé aux fortes intempéries.

Le plan C nous fait passer à travers un complexe hôtelier, sur des routes bien défoncées et surtout très pentues. Bref, on arrive finalement à notre hôtel mais tendus comme des arbalètes. Heureusement, le complexe est magnifique et on est presque seuls. Le maître-mot de ces 3 prochains jours : farniente.

A bientôt …

Muğla

Vendredi 27 février, après 3 jours relax dans notre bel hôtel, il est temps de reprendre la route. Histoire de ne pas nous refaire l’affreuse route pleine de travaux de l’aller, nous passons cette fois-ci par l’autre côté de la baie.

Nous roulons jusqu’à Muğla et décidons de nous arrêter dans un garage pour changer 2 pneus qui commencent à manquer de relief. Comme nous allons en Cappadoce, région qui se situe à 1’000 mètres d’altitude et qu’il y neige ces jours, nous préférons avoir des pneus neufs. Nous trouvons un premier garage mais l’accès n’est vraiment pas trop et surtout les gars ne parlent pas un mot d’anglais. Nous poursuivons notre chemin et tentons notre chance dans un deuxième garage. Un des turcs parlent un peu anglais et décide de nous prendre sous son aile. Depuis notre arrivée en Turquie, nous avons tout de suite été séduits par la gentillesse et le côté très amical des locaux.

Ils nous trouvent 2 pneus 4 saisons et sont d’accord de les changer sur le champ. En contrôlant nos 2 autres pneus, nous constatons qu’il y a une entaille profonde dans l’un d’entre eux. Malheureusement, il n’est pas possible de ne changer qu’un pneu, même si l’autre est toujours bon. Après discussion et vu que nous allons encore faire beaucoup de kilomètres d’ici la fin de notre road-trip, nous décidons finalement de changer les 4.

Comme le type est vraiment sympa, nous lui demandons s’il connaît un endroit où acheter un nouveau tapis de sol pour le poste de pilotage car le nôtre est complètement cuit. Il fait quelques téléphones et une fois que nos pneus sont changés, nous le suivons jusqu’à un magasin d’accessoires automobiles à quelques kilomètres du garage. Et aussi incroyable que cela puisse paraître, le proprio part fouiller au fond de son stock et nous trouve un tapis de sol pour Fiat Ducato qui va parfaitement. Salut l’ami et un énorme merci pour ton aide et ta gentillesse ! Nous reprenons la route avec 2 bonnes heures de retard sur notre planning initial mais avec 4 pneus neufs.

Datça

Ce soir et demain, nous avons prévu de dormir dans la petite ville de Datça sur la presqu’île du même nom. La route qui nous amène à destination est superbe et nous profitons un superbe coucher de soleil sur la mer et les collines boisées. Une nature brut et sauvage !

Nous n’avons plus une goutte dans le réservoir lorsque nous arrivons à Datça alors nous sommes heureux de trouver enfin une station-service pour faire le plein. C’était juste !

J’ai trouvé un spot sympa sur une petite presqu’île et nous nous y parquons. Nous sommes morts de faim et bien crevés alors nous rentrons dans le premier bistrot pas trop mal noté. Même si l’endroit est un fast-food un peu glauque fréquenté par quelques locaux qui fument à l’intérieur, nous sommes bien accueillis et on nous sert avec le sourire. La spécialité du lieu, une grosse patate farcie avec les aliments de notre choix. Pas de la grande cuisine, mais ça fera l’affaire pour ce soir.

En revenant au camping-car, nous passons devant un café qui passe de la musique avec de bonnes grosses basses qui vont nous tenir éveillés jusqu’à minuit. Une fois la fête terminée, la nuit sera plutôt tranquille.

Samedi 28 février, Marcel profite du beau temps pour ressouder 2 fils de son installation contre le froid dans la soute qui n’ont pas tenu le coup avec les les nombreuses vibrations durant les kilomètres parcourus. Vu les températures glaciales annoncées en Cappadoce, il était indispensable de réparer ceci avant notre arrivée sur place mercredi prochain.

En début d’après-midi, nous partons nous balader sur le front de mer. Nous découvrons une jolie petite ville de pêcheurs bien animée même à cette saison. Les turcs aiment profiter du soleil et prennent le thé sur les terrasses.

Après un petit détour par le barbier pour couper cheveux et barbe du Marcelo, nous faisons quelques achats de produits locaux, comme les amandes de la région vendues sous toutes ses formes. Puis, direction un bon petit restaurant qui sert de la cuisine traditionnelle. Enfin ! Et nous ne sommes pas déçus, le proprio est super sympa et nous sert une cuisine maison très savoureuse.

Nous partons ensuite au Datça Viticulture and Oenology, domaine qui propose des dégustations de vins locaux et qui se situe dans un magnifique moulin dont les vignes surplombent la mer. Comme toujours, nous sommes bien accueillis et dégustons 2 blancs, 3 rouges et un blanc semi-doux grâce à l’ajout de miel. Une jolie découverte des vins du terroir égéen et de ce bel endroit.

Et pour terminer la journée, nous partons découvrir le vieux Datça (Eski Datça) qui est le cœur historique et pittoresque de la ville. Nous découvrons ses ruelles étroites, ses maisons traditionnelles en pierre et ses bougainvilliers. Ce quartier authentique, situé à environ 1 kilomètre du port moderne, propose des boutiques d’artisanat, des cafés et une atmosphère paisible remplie de chiens et de chats. Autre chose à préciser sur les Turcs, en tout cas dans cette région, ils sont très gentils avec les animaux. Ils les nourrissent et les laissent s’installer partout, même sur les coussins des restaurants ou dans les hôtels. On adore !

Ce soir, nous changeons de spot pour dormir et trouvons un coin au bord d’une plage un peu en dehors de la ville. Espérons que ça sera plus calme. Bonne nuit …

Akyaka

Dimanche 1er mars, après une nuit tranquille sans musique de fond, nous profitons du beau soleil pour nous baigner dans la mer et chiller un peu sur la plage. Première baignade en Turquie et la température est plutôt agréable.

En début d’après-midi, nous reprenons la magnifique route de la péninsule de Datça et sommes toujours émerveillés par le paysage. Vers 15h30, nous arrivons dans la petite ville d’Akyaka que notre gentil garagiste de Muğla nous avait recommandé de visiter. Il y a un monde fou et des voitures parquées dans tous les coins.

Nous découvrons ce village balnéaire pittoresque au pied de la montagne Sakartepe et son bord de mer très fréquenté en ce dimanche ensoleillé. Après avoir goûté au délicieux mezgit ekmek (sandwich turc populaire composé de merlan frit servi chaud dans du pain, accompagné de citron, d’oignons et de salade), nous admirons les belles maisons en bois sculpté et les bords de la rivière Azmak aux eaux cristallines pris d’assaut par les pique-niqueurs. Une ambiance joyeuse et festive qui fait plaisir !

Ce soir, nous retournons sur le front de mer et mangeons un excellent repas au restaurant Mosso. Un cadre cosy, un accueil bienveillant, de très bons cocktails et une nourriture gouteuse, voilà le secret d’une douce soirée. Cette nuit, nous dormons sur le parking de la marina.

A demain …

Pamukkale / Hierapolis

Lundi 2 mars, nous partons en fin de matinée pour le parc naturel de Pamukkale et le site archéologique de Hierapolis. La route est incroyablement vallonnée et pleine d’épineux. On se croirait au fin fond du Canada, c’est magnifique.

Nous traversons le district de Kale de Denizli qui est réputé pour la culture des pois chiche et qui rassemble la majeure partie de la production turque mais aussi des piments consommés aussi bien frais que frits. De belles grappes séchées sont vendues dans les échoppes en bord de route. Nous nous arrêtons près du village de Tavas, sur la départementale pour changer de conducteur.

Nous sommes parqués devant la magnifique boutique UZEM Kuruyemiş qui vend des tas de spécialités locales. A peine rentrés dans le magasin, nous sommes happés par une dame qui propose de nous offrir une tasse de thé. Ici en Turquie, c’est une vraie tradition qui ne se refuse pas. 3 générations de dames nous accueillent les bras ouverts et comme je regarde les beaux piments séchés, elles proposent de nous les cuisiner. Allez, ça marche … Ils sont frits dans l’huile et se mangent avec du pain et du yaourt. Un régal ! Le tout servi avec une tasse de thé dont le mélange est fait par la mamie, il est vraiment délicieux ! Elles nous font ensuite déguster leurs noix et les confiseries. Nous repartons avec du piment moulu, un énorme sachet de thé et des pois chiche enrobés de chocolat. Elles nous offrent même un magnet de la région qui vient se joindre à notre jolie collection sur notre frigo. Un accueil tellement généreux et chaleureux, ça nous surprend toujours !

Nous arrivons à l’entrée sud du parc naturel de Pamukkale, qui signifie « château de coton » en turc. Cette phénoménale cascade blanche n’est pas de la neige, mais bien du calcaire, un phénomène 100% naturel qui existait déjà à la période romaine. Grâce à des sources chaudes riches en minéraux qui sortent de la montagne, cette eau ultra chargée en calcite s’évapore sur les falaises et créent des cascades pétrifiées et des bassins blancs. Le site d’Hierapolis a d’ailleurs été construit à côté de ce site naturel et ces grands bassins étaient utilisés pour le bain.

Nous posons nos chaussures et grimpons le long de cette curiosité. L’eau cristalline tempérée et les différentes formes façonnées sur la roche nous hypnotisent. Et nous avons de la chance, le temps est magnifique et il y a peu de monde. En lisant les avis d’autres visiteurs, le charme du lieu peut être très vite gâché par les innombrables visiteurs l’été et leurs perches à selfies pour faire LA photo Instagram. L’entrée du parc et le site archéologique coûte quand même 30€/personne mais vu la grandeur des lieux, le prix en vaut la peine.

Après avoir admiré les différents bassins depuis le sommet de la cascade, nous partons à la conquête de l’immense site antique de Hierapolis, créé par la dynastie des Attalides, rois de Pergame, vers la fin du 2e siècle av. JC. Passée sous le contrôle de Rome en 133 av. JC, Hierapolis a prospéré, a été détruite en l’an 60 par un tremblement de terre puis reconstruite. Nous admirons les vestiges de l’époque gréco-romaine qui comprennent, entre autres, des bains, une arche monumentale, une nécropole et un théâtre. Hierapolis est un exemple exceptionnel d’un ensemble thermal gréco-romain installé sur un site naturel extraordinaire.

Après une dernière visite au musée pour admirer quelques beaux sarcophages sculptés et plus de 12’000 pas sur site, nous redescendons par la cascade de calcaire. Et là, on a presque le site pour nous. Quelle merveille !

Ce soir, nous roulons quelques kilomètres et nous nous arrêtons manger une morce dans la petite ville de Bozkurt. L’endroit n’est fréquenté que par des locaux et nous nous installons à une table. Pas simple de comprendre la carte et le serveur ne parle pas anglais, comme la plupart des turcs que nous avons rencontrés. Un monsieur et son fils assis à la table d’à côté nous viennent en aide. Le monsieur parle très bien anglais et il nous conseille sur les plats à choisir. Ca sera une soupe de lentille en entrée, une assiette de boulette de viande et une espèce de pizza locale. Délicieux ! On échange un long moment avec le monsieur qui est originaire d’Antalya. Il nous propose même de nous faire découvrir sa région si nous venons dans le coin. Et il nous donne son numéro de téléphone et nous dit que nous pouvons l’appeler si nous avons le moindre souci en Turquie. Et oui, c’est comme ça l’hospitalité ici.

Cette nuit, nous dormons dans la ruelle d’un quartier résidentiel de la ville, près d’un parc pour enfants. Bonne nuit …

Mardi 3 mars, une longue journée de route nous attend. Afin d’être mercredi à Ortahisar en Cappadoce, dans la maison que nous avons louée pour une semaine, nous avons prévu de faire environ 550 kilomètres.

Et là, le paysage de l’Anatolie centrale est diamétralement différent de celui de ces derniers jours. Fini le panorama vallonné et les sapins, place aux plaines arides et toutes plates. Nous allons rouler presque 5h00 sur une départementale en ligne droite. Nous croisons quelques petites villes et faisons d’ailleurs une halte dans l’une d’elles en voyant des bouteilles de gaz à vendre dans un magasin. Nous avons essayé plusieurs stations-service mais elles ne vendent jamais de bouteille et elles n’ont pas le bon embout pour remplir notre bonbonne du Monténégro. Alors lorsque nous en apercevons au bord de la route, nous nous arrêtons.

Malheureusement, les deux tailles ne jouent pas. Il y en a une qui est trop large (elle ne passe pas dans le rangement des bouteilles de gaz) et l’autre est vraiment minuscule. Nous essayons de demander aux messieurs du magasin s’il existe d’autres tailles mais ils ne parlent pas anglais. Ils nous font signe d’attendre et appelle un autre monsieur qui se trouve dans son échoppe à thé de l’autre côté de la rue. Il traverse et vient à notre rencontre. Malheureusement, ils n’ont que ces 2 tailles de bouteilles. Le monsieur parlant anglais veut nous offrir une tasse de thé, alors nous le suivons. Il nous accueille dans son échoppe avec une grande gentillesse, nous explique qu’il appris l’anglais à l’école et qu’il parle aussi le russe car il a vécu et travaillé pendant 10 ans en Russie. Une rencontre spontanée et tellement bienveillante qui nous fait chaud au coeur. Ils sont vraiment incroyables ces turcs, souriants et toujours prêt à aider. Merci pour votre accueil et votre gentillesse Ugur, bonne suite à vous !

Nous poursuivons notre route et en fin de journée, nous arrivons dans la première grande ville que nous croisons depuis des centaines de kilomètres, à Aksaray où nous trouvons une place pour passer la nuit, à côté d’un joli parc. A notre arrivée, plusieurs chats viennent à notre rencontre, alors on leur distribue des croquettes. Bon app les copains !

Dans la soirée, y’a même une minette qui réussit à grimper sur le toit de Gru et qui va finalement passer un petit moment couchée sur les genoux de Marcel. Trop choupi !

A bientôt …

Ortahisar / Cappadoce

Mercredi 4 mars, nous roulons encore une heure pour arriver en Cappadoce, région dans laquelle nous resterons une semaine. A 1’200 mètres d’altitude, la neige recouvre les sommets, c’est magnifique. Avant d’arriver à notre location, nous nous arrêtons faire des courses et, en tant que bons suisses, nous les faisons à la Migros.

Pour la petite histoire, Migros Turquie a été créée à Istanbul en 1954 par la Migros Suisse, en partenariat avec la municipalité locale, pour importer le modèle de distribution à bas prix de Gottlieb Duttweiler, fondateur de nos magasins suisses. En 1975, la Migros Suisse a vendu toutes ses parts au conglomérat turc Koç Holding et, depuis cette date, les deux entités sont totalement distinctes. Niveau look, même couleur et logo, mais ici, le « i » est en minuscule.

En début d’après-midi, nous voici arrivés à Ortahisar, petite ville dans laquelle se trouve notre belle maison. Nous sommes accueillis par Suna et Osman, le couple de propriétaire qui habite à l’étage. La maison est super grande et moderne. Nous aurons toute la place nécessaire pour accueillir Christiane, la maman de Marcel qui arrive ce soir par avion.

A peine le temps de sortir nos affaires de Gru qui restera parqué juste à côté, de faire quelques lessives et de prendre une bonne douche chaude qu’il est temps de partir pour l’aéroport de Nevşehir, récupérer notre voiture de location et la belle-mère.

La nuit sera courte, mais pour la meilleure des raisons …

Parc national de Göreme

Jeudi 5 mars 2026, le réveil sonne à 5h00 du matin. Ca pique ! Mais un transporteur vient nous chercher à 5h40 pour nous amener dans le parc national de Göreme, pour un vol en mongolfière au lever du soleil. Et nous ne sommes pas seuls, même à cette saison. Nous grimpons dans notre ballon et prenons de la hauteur.

Ce moment est purement magique, suspendu dans les airs. L’aube se lève doucement et ce n’est pas moins de 150 ballons qui s’élèvent au-dessus de l’horizon. Nous découvrons les incroyables cheminées de fées creusées dans le tuf volcanique et les habitations troglodytiques, un paysage complètement irréel.

Nous ne regrettons absolument pas notre réveil super matinal pour assister au lever du soleil sur cet incroyable panorama. Après 1h05 de vol, nous nous posons comme une fleur et sommes ramenés à notre maison. Il est 8h30 et nous retournons nous coucher pour quelques heures.

Uçhisar

Cet après-midi, nous partons découvrir le village d’Uçhisar, célèbre grâce au Kale, rocher visible à plusieurs kilomètres et point culminant de la Cappadoce (1’300 mètres). Ce piton volcanique a été creusé d’abris depuis l’époque hittite (1500 ans av. J.-C.).

La montagne a ensuite servi de refuge aux premiers chrétiens persécutés par les Romains puis aux Byzantins menacés par les Turcs. Labyrinthique, la forteresse abrite un ensemble de salles communes reliées entre elles par un réseau de galeries qui se déploient sur vingt étages. Une merveille de la nature aux formes arrondies et très photogéniques.

En fin de journée, nous regardons le soleil se coucher et allons souper au restaurant Paprika. Nous nous régalons avec un excellent houmous, de bons plats mijotés et une baklava à partager en dessert.

Une journée riche en émotions et remplie de magnifiques souvenirs.

A bientôt …

Ville souterraine de Derinkuyu

Vendredi 6 mars, nous partons visiter la ville souterraine de Derinkuyu, à une trentaine de kilomètres. C’est une ancienne ville sur plusieurs niveaux s’étendant à une profondeur d’environ 85 mètres sous terre. Elle était assez grande pour avoir abrité jusqu’à 20’000 personnes avec le bétail et la nourriture. C’est la plus grande ville souterraine mise au jour en Turquie et l’un des nombreux complexes souterrains découverts à travers la Cappadoce.

La cité servit de refuge aux premiers chrétiens grecs face aux persécutions de l’Empire romain puis de nouveau utilisée pour protéger les chrétiens orthodoxes grecs de la région. Elle fut par la suite utilisée comme lieu de protection contre les Turcs ottomans occupant l’Asie Mineure grecque. Les Grecs vécurent dans la cité jusqu’à la fin de la Première Guerre mondiale lorsqu’ils subirent l’expulsion du pays à la suite d’une politique de purification ethnique de la part des Turcs nationalistes.

Le flux d’aération était assuré par des puits. Elle se composait de grandes cavernes qui servaient d’école et de lieu de cultes, de chambres, de salles d’eau, de cuisine et d’étables pour les animaux. Des chambres spéciales étaient également prévues pour les corps des morts.

Göreme

Après cette visite sous terre, direction la ville de Göreme qui se situe au milieu des nombreuses formations rocheuses appelées cheminées de fée. Elle est également célèbre pour ses maisons troglodytiques creusées dans la roche.

Après une pause gourmande dans un café, nous faisons une jolie balade à travers les ruelles pour découvrir ce surprenant paysage. Juste avant le coucher du soleil, nous nous installons sur un rooftop pour admirer la vue et voir la ville s’illuminer. C’est magnifique !

Ce soir, nous soupons dans le très beau restaurant Nana qui propose des plats turcs revisités en version plutôt chic. Une belle découverte gourmande !

Bonne nuit …

Samedi 7 mars, nous faisons un début de journée tranquille à la villa. Petit-déjeuner tardif et chill jusque dans l’après-midi.

A 16h30, nous avons rendez-vous dans un hammam traditionnel pour une séance de massage de 1h30. Nous sommes accueillis par 4 gentilles dames qui nous prennent en charge. Nous débutons par un sauna bien chaud, poursuivons par un massage de tout le corps et un masque facial à l’argile verte.

Après un moment de repos, nous terminons par un massage turc à la mousse, soin traditionnel réalisé sur une pierre de marbre chaude qui enveloppe le corps dans un nuage de mousse de savon après un gommage avec un gant appelé kese.

Nous ressortons de là tout légers et détendus, quel bonheur ! Ce soir, nous soupons dans le beau restaurant Ferize Meyhane, au centre de Göreme. Nous nous régalons avec d’excellents mezze et des bons plats traditionnels. Une très belle soirée qui conclut cette journée tout en douceur.

A bientôt …

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