Vallée de la Dordogne (Cantal, Corrèze, Lot & Dordogne)
Vallée de la Dordogne (Cantal, Corrèze, Lot & Dordogne)

Vallée de la Dordogne (Cantal, Corrèze, Lot & Dordogne)

Dates : du 16.07 au 02.08.2021

Km parcourus : 1’900 kilomètres ~

Nos plans initiaux pour les vacances d’été 2021 étaient de partir 4 semaines visiter une bonne partie de l’Angleterre. Le COVID étant passé par là, nous avons dû renoncer et revoir notre destination. Suite à un reportage d’Echappées belles qui nous avait séduit sur la vallée de la Dordogne, sa rivière, ses châteaux et ses nombreuses grottes, cette destination s’est donc imposée à nous et surtout était COVID-compatible. Et pour y arriver, nous allons tout d’abord passer par l’Auvergne et nous y attarder quelques jours avant d’entrer dans le vif du sujet. Suivez-nous, on vous emmène avec nous en vacances !

Vendredi 16 juillet 2021

Dans l’après-midi, nous quittons la maison pour 2 semaines et demi. Notre passage sur le territoire français par la douane de Bardonnex se fait avec une facilité déconcertante. Pas un douanier à l’horizon pour contrôler notre pass COVID. Notre première halte pour la nuit se fera à Pont-du-Château, à quelques kilomètres de Clermont-Ferrand, au bord de l’Allier. Le coin a l’air plutôt calme, au pied d’un château du 16e siècle. Après plus de 4h de route, on a hâte de se jeter sous la couette.

Bonne nuit …

Samedi 17 juillet

Nous reprenons la route en direction de Salers, village médiéval, à 2h30 de là. Nous découvrons d’abord l’Auvergne sous le brouillard et la pluie. Mais après quelques vallées bien vertes, le soleil nous fait enfin l’honneur de sa présence et ne nous quittera plus. Au détour d’une route, nous découvrons le château fort de Val en bordure du lac de Bort-les-Orgues, sur la commune de Lanobre dans le Cantal. Une véritable carte postale.

Puis, après quelques heures à travers le relief très vallonné du pays auvergnat, nous arrivons enfin à Salers, village médiéval au cœur du Cantal situé à 951 mètres d’altitude et labellisé « plus beau village de France ». La salers est aussi une race bovine française caractérisée par sa robe de couleur rouge bordeaux qui donne son nom à un excellent fromage AOP. Nous déambulons dans ses magnifiques ruelles pleines de charmes et faisons quelques emplettes pour l’apéro de ce soir : du Cantal vieux et du Salers tradition, de la viande séchée de la race Salers, de l’hypocras (vin maison aux épices), du Birlou (liqueur de pomme et de châtaigne), de la limonade, une glace aux myrtilles et des carrés de Salers (biscuits locaux). On va se régaler.

Nous quittons le Cantal pour la Corrèze et nous nous arrêtons pour la nuit à Travassac, réputée pour sa tradition ardoisière. Demain, nous visiterons les pans de Travassac, site unique en Europe. Trop hâte ! Mais pour l’heure, pique-nique dînatoire sur l’herbe avec les bons produits achetés à Salers, avec toutefois une touche bien de chez nous, un excellent vin blanc valaisan, un Johannisberg « la Porte de Novembre ». Un énorme merci à Karine Mattenberger pour son cadeau que nous dégustons dans un cadre magnifique, avec un coucher de soleil qui l’est tout autant.

À demain …

Dimanche 18 juillet

Après une nuit super tranquille, nous visitons les pans de Travassac, une des dernières carrières d’ardoise en exploitation et en activité depuis la fin du 16e siècle. Une visite très intéressante avec les explications et les démonstrations d’un tailleur et le paysage est très impressionnant avec ces énormes pans formés par l’extraction de l’ardoise. On se croirait dans un film d’Indiana Jones.

Puis, nous nous arrêtons visiter les jardins de Colette, escapade nature sur 5 hectares. 6 styles de jardins différents pour les 6 régions françaises dans lesquelles vécut la romancière Colette. Et sans compter son labyrinthe géant de 5’000 m2 en forme de papillon. Une activité pour les petits et les grands.

Notre dernière halte de la journée se fera au bord du lac du Causse, étendue d’eau douce due à un barrage sur la Couze. Nous trouvons une petite place bien sympa au bord de l’eau pour la nuit et partons pour une balade à vélo et une baignade bien méritée avec cette chaleur. On a plus l’habitude. A notre retour, apéro et grillade pour terminer cette journée en beauté.

A + …

Lundi 19 juillet

Après une super bonne nuit très calme, nous nous réveillons sous un beau soleil mais toujours accompagné d’un petit air hyper agréable. C’est incroyable de constater le peu de monde ici en plein été. Pourvu que ça dure !

En fin de matinée, nous grimpons sur Scooty et nous partons visiter le gouffre de la Fage, lieu magique souterrain à 25 mètres de profondeur, royaume des stalactites plus spectaculaires les unes que les autres et des chauves-souris. Parmi les 33 espèces présentes en France, 14 hibernent à la Fage, dont 10 très régulièrement. Nous avons même la chance d’en croiser une en pleine sieste. Un lieu d’une grande beauté qui se visite librement. Le paradis pour l’amatrice de belles photos que je suis. On en prend pleins les yeux.

De retour près de Gru, nous constatons qu’il y a un point de vue au dessus de nous. Nous grimpons en scooter et faisons une balade à travers champs pour découvrir la vierge de Fournet qui culmine à 305 mètres d’altitude. Cette statue en bronze de la vierge Notre Dame des champs surplombe la vallée de la Couze et repose sur un promontoire en pierres sèches de plusieurs mètres de hauteur.

Nous profitons ensuite de cette très chaude après-midi (31 degrés tout de même) pour prendre du bon temps sur une chaise longue et apprécier l’instant présent. En fin de journée, nous faisons le tour du lac à vélo puis, comme hier soir, petite grillade face au lac. Le spot est tellement paisible que nous décidons d’y dormir encore une nuit. Demain, direction Rocamadour, à une cinquantaine de kilomètres de là.

Gute nacht …

Mardi 20 juillet

Nous quittons notre sympathique spot au bord du lac du Causse et partons découvrir Rocamadour, cité médiévale campée sur une falaise abrupte de 150 mètres qui domine la vallée de l’Alzou, dans le département du Lot, en région Occitanie. Haut lieu de pèlerinage réputé depuis le 12e siècle, Rocamadour est également un site touristique naturel de premier plan, l’un des plus visités de France avec 1,5 million de visiteurs par an environ. Nous avons de la chance aujourd’hui, mais ce n’est pas une journée de très grande affluence.

Nous déambulons dans les ruelles tortueuses de la cité et nous nous arrêtons à nouveau acheter des produits locaux : de la tomme de brebis, de l’emmental de brebis (oui oui ça existe), du fromage aux truffes, de la coppa et du jambon de cochons noirs nourris à la châtaigne. L’addition sonne méchamment mais le plaisir de l’estomac le vaut bien.

Avant de quitter Rocamadour, nous nous arrêtons à la Forêt des singes, magnifique parc où évoluent en toute liberté plus de 150 macaques de Barbarie. Très photogéniques ces adorables petites bêtes.

Nous reprenons la route pour trouver notre prochain spot dodo près de Padirac, car nous avons des billets pour visiter le gouffre demain en fin de journée. Nous devions débuter nos vacances par ce lieu incroyable et très touristique mais tout était plein jusqu’à demain. Nous avons donc modifié nos plans. Après une première halte sur l’aire de camping-car à 2 kilomètres de là, nous remballons nos affaires car l’endroit, plutôt sympa de prime abord, est infesté de mouches, c’est insupportable. Nous nous arrêtons à quelques dizaines de mètres du gouffre, dans un superbe parc sous les chênes où nous dégustons avec délice nos produits achetés à Rocamadour. Le top ! #JECONSOMMEENCC

See you …

Mercredi 21 juillet

Tout d’abord, joyeux birthday à ma chtite mamounette adorée ! Journée très chaude à Padirac. Température parfaite pour chiller en attendant notre visite du gouffre prévue à 16h45.

Hormis dans ce genre d’endroit très touristique, tous les coins où nous nous sommes arrêtés jusqu’à présent sont déserts, pas un chat à l’horizon. C’est le pied !

A 16h30, nous partons direction le gouffre et au final, nous n’y entrerons qu’à 17h15, soit avec 30 minutes de retard. Nous parcourrons sans problème les 200 premiers mètres, déjà éblouis par ce que nous voyons.

Puis, arrivés près de l’embarcadère qui nous fait traverser la rivière souterraine, attente d’au moins 45 minutes dans une file interminable, tout ça dans un climat très humide et à 13 degrés. Sacré choc climatique. Nous embarquons enfin et là, le spectacle qui nous attend nous fait oublier toute cette mauvaise organisation. La nature dans ce qu’elle sait faire de plus beau. Absolument féerique !!!

Lorsque nous ressortons à 19h30 (notre sortie était prévue vers 18h15, heureusement que c’est les vacances), nous reprenons la route direction Cougnac où nous pique-niquons au milieu des champs, une fois de plus avec les bons produits régionaux, petit bloc de foie gras en prime. Bein ouais, on est dans le sud-ouest quand même !

Good night …

Jeudi 22 juillet

Les visites de grottes se suivent mais ne se ressemblent pas. Aujourd’hui, c’est celle de Cougnac que nous visitons avec une guide. Sa particularité, mis à part des milliers de petites stalactites qui descendent du plafond telles une voie lactée, ce sont ses dessins préhistoriques datant 10 à 30’000 milles ans qui représentent des animaux (bouquetins, mammouth et cerf mégacéros). Malheureusement, les photos dans cette partie de la grotte sont interdites.

Après cette spectaculaire visite, nous roulons direction Sarlat-la-Canéda, capitale du Périgord noir et très jolie ville médiévale où nous nous offrons un repas typiquement périgourdin au restaurant « la Couleuvrine« , avec une crème brûlée au foie gras, une cuisse de canard confite et une glace aux noix. Un vrai régal dans une magnifique bâtisse. Puis, nous déambulons dans ses très belles ruelles pleines de charme et très photogéniques. Malgré les 36 degrés ambiants, cette ville est un vrai coup de cœur.

Notre dernière halte de la journée et spot pour la nuit se fait à Vitrac, à bord de la Dordogne dans laquelle nous piquons une tête. Demain, ça sera descente de 16 km en canoë ! Trop hâte de découvrir les merveilles de cette région depuis la rivière.

A + …

Vendredi 23 juillet

Ce matin, une fois n’est pas coutume, nous avons mis le réveil à 8h00, car nous partons faire notre virée en canoë à 9h30. Le temps de nous équiper, quelques consignes et nous voici voguant sur la Dordogne. Les paysages sont superbes, entre villages médiévaux classés et magnifiques châteaux. Le tout avec un courant plutôt efficace qui nous fait parcourir les 16 kilomètres entre Vitrac et Beynac en 2h au lieu des 3 prévues. Faut dire que Marcel a pagayé comme un Dieu. A notre arrivée, juste le temps de pique-niquer au bord de la rivière et un bus nous ramène à notre point de départ. Super organisation !

Nous quittons les lieux et partons à la recherche de notre prochain spot dodo. Nous optons pour une ferme qui met gratuitement à disposition des camping-cars un beau terrain ombragé au bord de la rivière, avec la possibilité de faire le plein d’eau et de vidanger les eaux grises. En échange, un repas au restaurant ou un achat à la boutique de la ferme. On kiffe le principe !

En fin d’après-midi, nous partons en scooter visiter la bambousaie à La Roque-Gageac, un joli parc gratuit au frais et avec un petit bar plein de charme. J’y bois d’ailleurs la meilleure Piña Colada de tous les temps.

Nous visitons ensuite le très joli village de La Roque-Gageac labellisé « plus beau village de France » avec sa falaise rocheuse abrupte, ses toits typiques en lauze du Périgord, son charme d’autrefois et ses paysages à couper le souffle sur la Dordogne. Pour souper, nous profitons de la terrasse du restaurant « Fat Pig » où nous nous régalons d’un repas original, local et succulent.

Une superbe journée 100 % locale, tant au niveau des activités que de la nourriture.

Hasta la vista …

Samedi 24 juillet

Journée dédiée aux châteaux de la région, avec, pour commencer, celui de Beynac, château fort du 12e siècle dominant la Dordogne en haut d’une falaise impressionnante.

Nous visitons ensuite le château du 19e siècle et les jardins suspendus de Marqueyssac, bordés de 150 000 buis taillés tout en rondeur. L’immense propriété aménagée sur un éperon rocheux dans un parc de 22 hectares domine la vallée de ses hautes falaises. Un belvédère à 130 mètres au-dessus de la rivière donne une vue époustouflante sur les environs.

Nous reprenons la route avec Scooty direction le Château des Milandes datant du 15e siècle et demeure appartenant jadis à Joséphine Baker. Il comprend une très belle exposition retraçant sa vie. Et pour couronner notre visite, nous assistons à un très beau spectacle de rapaces. Ce n’est pas moins de 60 rapaces qui vivent sur le parc de 6 hectares. Une très belle visite dans ce château qui nous a fait découvrir cette artiste hors du commun. On recommande vivement !

De retour au camping-car, comme le prévoit le deal, passage au magasin de la ferme du Port d’Enveaux pour faire quelques emplettes puis souper au restaurant du domaine. Un repas simple mais goûteux.

On est crevé mais on en a pris pleins les yeux avec ces panoramas de toute beauté.

Bis bald …

Dimanche 25 juillet

Ce matin, la météo est mi-figue mi-raisin. On a même droit à quelques gouttes de pluie en même temps que le soleil. Et les grosses chaleurs nous ont enfin quittés, un petit 24 degrés au plus chaud de la journée, c’est nettement plus respirable.

Nous quittons notre sport à la ferme direction Allas-les-Mines, à quelques kilomètres de là, pour visiter un drôle de musée qui se nomme « La rue du temps qui passe« . Remonter dans le passé le temps d’une promenade dans des rues commerçantes du début du siècle dernier. Un père et sa fille sont à l’initiative de la création d’espaces reconstituant des scènes de la vie d’autrefois et au final, après 7 ans de travail acharné, une rue des années 1900 avec ses commerces (garagiste, coiffeur, modiste, cordonnier, épicier, brocanteur, …). Une magnifique découverte et un super accueil. Nous recommandons vivement !

Nous roulons ensuite jusqu’à Tursac pour visiter l’étonnante Maison Forte de Reignac, château-falaise avec ses pièces meublées d’époque, et son angoissant musée de la torture et de la peine de mort. Classé « Monument Historique », il est construit sur un escarpement surplombant la vallée de la Vézère. Très impressionnant et visite intéressante !

Nous nous dirigeons enfin vers l’Abbaye Notre-Dame de Boschaud, ancienne abbaye cistercienne fondée au 12e siècle par les moines de l’Abbaye Notre-Dame-de-Ré. Elle est partiellement détruite durant les guerres de Religion et partiellement remise en état au 17e siècle. Ces ravages causent entre autres la destruction de tous les documents relatifs à cette abbaye, de sorte que son histoire reste très fragmentaire.

En 1950, les ruines de l’abbaye sont classées « Monument Historique ». Elles appartiennent aujourd’hui à la commune de Villars qui en fait un haut-lieu de manifestations culturelles (expositions, concerts). Et surtout un lieu très photogénique !

Nous poussons jusqu’à Brantôme, surnommée la Venise du Périgord vert. Notre prochaine nuit se passera sur l’aire de camping-car super bien aménagée par la commune le long de la rivière la Dronne et juste à côté de l’Abbaye spectaculaire et son site troglodytique que nous visiterons demain.

Boa noite ...

Lundi 26 juillet

Nous nous réveillons après une nuit super tranquille sur notre aire de camping-car. Il est rare que nous utilisions ce genre de structures, mais le village de Brantôme est petit et nous n’avons pas d’autres choix. 7 € pour 24 heures, eau et électricité comprises, il n’y a rien à dire. Et les places sont grandes, dans un parc au bord de la rivière et à 2 pas de l’Abbaye et des grottes troglodytiques que nous visitons en fin de matinée. Spectaculaire !

Petite pause gourmande sur une terrasse à 13h00 puis nous avons rendez-vous avec notre guide à 14h00 pour visiter le clocher. Une balade très instructive et intéressante grâce à Christian, guide passionné.

En fin d’après-midi, nous reprenons la route direction Périgueux où nous dormirons à nouveau sur une aire officielle, non loin de la ville que nous visiterons demain à vélo.

A presto …

Mardi 27 juillet

Nous enfourchons nos vélos électriques pour visiter Périgueux, capitale culturelle et touristique du Périgord blanc, dans la Vallée de l’Isle.

Nous découvrons la Cathédrale Saint-Front, la tour de Vésone, le jardin des Arènes, la belle ruine du Château Barrière et la Porte Normande. La ville offre un riche patrimoine historique gallo-romain, médiéval et Renaissance. Et ses bords de rivière sont bien aménagés pour se promener à pied ou à vélo. Très sympa !

En fin de journée, nous quittons les lieux et retrouvons nos habitudes préférées, à savoir un spot dodo en pleine nature, à Savignac-les-Eglises, au bord de l’Isle.

Demain, un alléchant programme nous attend, mais chut je n’en dis pas plus.

Buenas noches …

Mercredi 28 juillet

Nous nous levons assez tard (bein c’est les vacances quand même) et nous décidons d’aller nous baigner dans la petite rivière juste à côté de notre spot dodo. Ça fait trop du bien !

Nous faisons l’impasse sur le petit-déjeuner car nous avons vu un resto plutôt sympa (chez Chabrol) en passant hier et nous avons envie de le tester. Je me suis régalée avec un tartare de saumon/rucola mais surtout un cassoulet au confit de canard. De la tuerie cette affaire-là ! Et pour terminer, c’est pas faute d’en avoir chercher depuis que nous sommes dans la région, des fraises du Périgord.

Nous partons ensuite direction le village de Sorges à quelques kilomètres de là, car nous avons réservé la visite d’une truffière au Domaine truffier de Saleix chez Christine et Pierre Chaminade.

Christine nous accueille avec sa chienne Love et nous partons dans son verger pour une démonstration de cavage mais surtout une explication passionnante sur la culture des truffes.

En cette période estivale, ce sont les truffes d’été, bien moins chères et goûteuses que les noires du Périgord qui se récoltent entre octobre et février.

Toutefois, Love nous fait une belle démonstration de son savoir-faire canin et nous déniche 3 belles truffes d’été. Brave bête !

Nous retournons ensuite au domaine pour une dégustation de toasts au beurre de truffes noires et d’un verre de vin moelleux Monbazillac. Un régal ! Nous repartons avec 35 grammes de truffes noires (assez pour un plat de pâtes ou un bon risotto) et un bocal de foie gras de canard conditionné par les propriétaires.

Du pur bonheur cette visite, avec des explications passionnantes de personnes passionnées comme la famille Chaminade. Et pour les amateurs suisses de la truffe noire fraîche du Périgord, la famille exporte avec grand plaisir son trésor noir lorsque la période lui est propice. N’hésitez pas, 100 % local et dans le respect du produit :

Christine et Pierre Chaminade
www.truffe-sorges.com
contact@truffe-sorges.com

Pour terminer notre journée, nous rejoignons les bords de la Dordogne avec un magnifique spot dodo le long de la rivière avec pleins de petits lapins en liberté, le tout à quelques encablures de Bergerac que nous visiterons demain en vélo.

A domani …

Jeudi 29 juillet

Après une super nuit bercés au son de l’eau du barrage, nous partons découvrir Bergerac à vélo et son cœur historique. Très belle petite cité avec ses façades à colombages et son intéressant musée du tabac.

Et une fois n’est pas coutume, c’est dîner breton à midi avec de très bonnes galettes et crêpes au restaurant « Au P’tit Corentin« . On se régale !

En fin de journée, nous quittons notre spot le long de la rivière car nous avons réservé une dégustation de vins de Monbazillac au Château Tirecul la Gravière.

Nous avons beaucoup de chance car comme c’est la dernière visite de la journée, au lieu des 3 vins prévus en dégustation, nous avons droit de goûter à tous les vins du Château, soit 9 crus différents dont un blanc Monbazillac cuvée Madame de 2001 qui a obtenu 100 sur 100 au Parker. Un score unique ! Bon, à 125 € la bouteille de 50 ml, on est très heureux d’y goûter mais on prendra 3 bouteilles de son cousin, un Monbazillac de 2017, vraiment délicieux et à tout de même 26 €/bouteille.

On passe un super moment avec notre hôte qui nous fait découvrir tous les vins du domaine et qui a su nous transmettre sa passion et partager ses connaissances. Un grand merci.

Nous quittons Monbazillac et nous cherchons un endroit où faire nos vidanges. Nous faisons une vingtaine de kilomètres avant de trouver une aire de camping-car super sympa au milieu de la campagne où nous décidons finalement de passer la nuit. Surtout que les batteries de nos vélos sont vides, alors nous profitons de toutes les commodités du lieu (eau, vidanges, électricité, wifi et grill avec charbon de bois à dispo pour 7€ les 24 heures.

Ce soir, au menu, c’est grillade de tournedos sauce aux morilles, salade de boulgour et tomates cerise. Et en dessert, des fraises et des myrtilles.

See you tomorrow …

Vendredi 30 juillet

Nous quittons avec regret la région et le Département de la Dordogne mais vu la météo annoncée dans le sud-ouest ces prochains jours, nous décidons de remonter en direction de la Suisse.

Toutefois, comme nous ne devons être de retour à la maison que lundi en fin de journée, cela nous permet de faire le trajet retour tranquillement et avec quelques arrêts plutôt sympas.

Cet après-midi, nous nous arrêtons au bord du lac de Marcillac-la-Croisille, au cœur du pays de Ventadour, dans le Département de la Corrèze. Nous trouvons un magnifique spot dodo sous les arbres, les pieds dans la rivière Le Doustre. Espérons que les nuages se dissiperont pour une baignade demain matin.

En attendant, ce soir ce sera pulled pork, légumes au four et fraises de la région pour le dessert.

A + …

Samedi 31 juillet

On se réveille sous un temps pluvieux et pas plus de 16 degrés. Désespérant ! Nous renonçons à la baignade et reprenons la route.

Notre prochaine halte se fait à Saint-Priest-la-Roche, au bord de la Loire en région Auvergne-Rhône-Alpes pour visiter le Château de la Roche, ancré sur son piton rocheux depuis le 13e siècle. Il a abrité de nombreuses familles qui s’en sont servi comme poste de guet, point de péage féodal ou comme résidence d’été.

Défiant le temps et les colères du fleuve, il est aujourd’hui cerné par les eaux depuis la construction du barrage de Villerest en 1982 et s’est ainsi transformé en un charmant îlot romantique.

Nous suivons notre guide comédien incarnant M. Roustan, propriétaire du Château entre 1900 et 1930. Dans les décors reconstitués de la résidence d’été de la famille, il nous invite à plonger dans le cœur de la Belle Epoque à la découverte de l’histoire du Château de la Roche du 13e siècle à nos jours. Une visite d’une heure des plus sympathiques.

Nous reprenons la route jusqu’à Balbigny, en dessous de Roanne, toujours sous une pluie battante. Notre spot dodo se fera sur les quais de la Loire, non loin du village.

Et pour se réchauffer un peu, ce soir c’est pâtes artisanales aux noix achetées à Rocamadour, pesto maison noix, persil, parmesan, ail et tomates fraîches.

See you …

Dimanche 1er août

A notre réveil, le soleil est revenu, hiha !!!! Après déjeuner, nous partons direction Pérouges dans le département de l’Ain en région Auvergne-Rhône-Alpes.

La commune est connue pour sa cité médiévale qui, juchée sur un mamelon de la Côtière, constitue le Vieux Pérouges.

La cité médiévale de Pérouges est classée parmi les Plus Beaux Villages de France et en fait un des lieux les plus touristiques du département. C’est une ancienne cité de tisserands, dont la double enceinte de remparts a disparu dès le 18e siècle.

En plus d’être un lieu très photogénique, il est aussi gourmand avec ses belles parts de galettes au sucre ou aux pralines roses. Un délice !

Comme nous rentrons demain dans l’après-midi, nous nous offrons un dernier plaisir gourmand à l’Ancienne Auberge à Vonnas dans le village de Georges Blanc. Un repas succulent !

À très vite pour de nouvelles aventures …

Bilan de ces vacances ⭐️⭐️⭐️

La Vallée de la Dordogne est une région superbe qui s’étend sur plusieurs régions (Cantal, Corrèze, Lot et Dordogne) toutes avec leur charme. De nombreuses activités (nature, sportives, culinaires, historiques) sont proposées aux visiteurs. Il y a en a pour tous les goûts et dans des prix raisonnables. La gastronomique périgourdine n’est pas des plus fit avec son délicieux confit de canard, son foie gras, ses noix, ses frais, ses truffes, ses cèpes, ses vins et ses nombreux fromages. Le régime, ça sera à notre retour à la maison, sûrement pas pendant les vacances !

Nous nous sommes régalés de bons produits locaux, nous avons vu des grottes tout bonnement spectaculaires, des villages médiévaux au charme fou, sans oublier cette belle rivière de la Dordogne et ses affluents qui a bercé notre voyage de ses doux courants.

Je ne sais pas si c’est dû à l’été particulier que nous vivons niveau météo ou à cause du COVID (et son pass sanitaire obligatoire dans bons nombres de lieux touristiques en France), mais nous avons croisé très peu de monde, que ce soit sur les routes et même dans les villages et endroits touristiques que nous avons visités. C’était vraiment très agréable ! Une région que nous conseillons vivement aux amoureux des belles et bonnes choses.

Itinéraire

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