Grèce : berceau de la démocratie et des Jeux Olympiques
Grèce : berceau de la démocratie et des Jeux Olympiques

Grèce : berceau de la démocratie et des Jeux Olympiques

Considérée comme le berceau de la civilisation européenne, la Grèce est un pays d’art et de culture par excellence, où ses mythes, monuments et traditions sont des témoignages incontournables de la grandeur de son histoire. Sa géographie unique, mêlant montagnes escarpées et côtes découpées, a façonné son histoire et sa culture millénaire.

Avec une superficie totale de 131’957 km², dont environ 20% d’îles et bordée par quatre mers, la Grèce possède l’un des littoraux les plus étendus d’Europe avec plus de 13’000 kilomètres de côtes. Plongeons dans le monde fabuleux de la Grèce !

Région Macédoine

Kastoria

Vendredi 16 janvier, nous entrons en Grèce, plus précisément dans la région Macédoine. Et nous constatons plus tard dans l’après-midi que nous avons changé de fuseau horaire. On nous a volé une heure !

Notre premier arrêt se fait dans la petite ville de Kastoria construite sur une petite presqu’île entourée par le lac Orestiada, classé zone Natura 2000. Une vraie petite pépite ! On sent tout de suite une atmosphère complètement différente, avec de nombreux petits commerces, des terrasses animées, des gens qui vivent quoi ! Et on a de la chance, il fait beau et doux aujourd’hui. La suite de la météo ne s’annonce pas aussi clémente pour ces prochains jours.

Les nombreux magasins de fourrures en ville témoignent du glorieux passé de Kastoria, grande productrice de fourrure depuis le 15e siècle. C’est d’ailleurs l’un des derniers centres de fabrication de fourrure en Europe. Ce n’est en tout cas pas moi qui ferais prospérer cette industrie.

Nous nous parquons à l’entrée de la ville et partons flâner le long du quai qui est très bien aménagé. Nous sommes accueillis par une multitude d’oies en liberté qui caquettent joyeusement. Après une boisson sur une terrasse, nous partons visiter les vieux quartiers de la ville avec ses vieilles maisons traditionnelles en pierre.

Ce soir, nous dormons dans un spot nature très sympa au bord du lac, juste à côté de la grotte du Dragon que nous visiterons demain. Bonne nuit …

Grotte du Dragon

Samedi 17 janvier, nous visitons la belle grotte du Dragon. Selon la légende, c’était une mine d’or gardée par un dragon. Dans les faits, elle ne fut découverte qu’en 1940 et n’a jamais été occupée par l’homme.

Toujours est-il qu’elle est superbe avec ses 10 salles sur un parcours de 300 mètres. Nous sommes toujours en admiration devant ces impressionnantes concrétions minérales aux formes parfois suggestives.

A notre sortie, nous avons même la chance d’apercevoir de magnifiques pélicans blancs sur les brumes du lac.

Aujourd’hui, nous avons 2h00 de route pour arriver à notre prochaine destination où d’autres curiosités géologiques fascinantes nous attendent.

Région Thessalie

Kastraki

Nous arrivons en début d’après-midi dans le village de Kastraki, au pied des Météores. Ce sont des formations géologiques qui abritent des monastères chrétiens orthodoxes perchés au sommet de ces pitons rocheux gris sculptés par l’érosion. Le site est inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1988.

Après avoir trouvé une place pour passer la nuit prochaine, nous partons marcher dans le village. Nous entrons dans un des rares restaurants ouverts et sommes accueillis par le propriétaire quelque peu revêche. Espérons que sa cuisine sera meilleure que son accueil et surtout que la décoration intérieure. Fort heureusement, nos plats sont très bons et nous avons même droit à quelques douceurs offertes en dessert.

Nous admirons ces impressionnantes falaises qui dominent le village et qui semblent nous regarder avec leur yeux. Comme dirait ma meilleure amie, nous sommes sous haute surveillance. Hâte de prendre un peu de hauteur demain et de visiter ces lieux très touristiques aux beaux jours.

Bonne nuit …

Les Météores

Ce ne sont pas « des rochers envoyés par le ciel » comme le suggère l’étymologie du mot mais bien des sédiments rocheux que le fleuve, en se jetant dans la mer de Thessalie, a laissé durant l’ère tertiaire.

A partir de 985, les premiers ermites occupent des grottes dans ces pitons rocheux. Ce n’est qu’à partir du 14e siècle que l’on voit apparaître des édifices. Le premier monastère, appelé Megalo Meteoro, est fondé en 1382. Entre le 14e et le 16e siècle, 22 autres monastères seront construits. On y accédait alors difficilement, par des cordes, des échelles et d’astucieux systèmes de filets accrochés à des poulies. Malheureusement, au 18e siècle, la plupart des monastères sont tombés en ruine. Aujourd’hui, il n’en reste que 6 et, au début du siècle dernier, des escaliers ont été construits pour rendre l’accès plus facile. Les anciens systèmes de poulies ont pour la plupart été conservés et automatisés et servent toujours à hisser les provisions.

Ce matin, dimanche 18 janvier, nous prenons la route pour partir à leur découverte. Notre première visite est au Monastère Agios Nikolaos et nous sommes tout de suite dans le bain niveau escaliers. Ce ne seront pas les derniers que nous gravirons aujourd’hui, croyez-moi. Il est certes petit mais c’est l’un des plus authentiques. La vue depuis la terrasse est magnifique. Il possède également une jolie chapelle, mais elle est malheureusement squattée par un groupe de touristes arrivés en car avant nous.

Quelques kilomètres plus loin, nous découvrons le charmant couvent de Roussanou qui comporte un peu moins de marches et on y entre en passant au-dessus d’un charmant petit jardinet. Les sœurs qui tiennent le couvent n’ouvrent qu’une toute petite partie au public mais nous pouvons quand même admirer la chapelle qui possède de belles fresques. La vue sur les monastères de Vaarlam et de Agios Nikolaos est imprenable.

Quelques virages plus haut, nous partons à la conquête du Monastère de Varlaam. Et pour nous accompagner dans ce dédale d’escaliers, un petit brouillard bien frisquet qui nous bloque la vue. Situé très en hauteur, sur un promontoire assez vaste, il jouit d’une grande terrasse et d’une superbe vue sur les monastères voisins, enfin à ce qu’il paraît. Construit en 1518, il possède également une église disposant de très belles fresques.

Puis, nous terminons par le plus grand, le Megalo Meteora, dont la première chapelle fut construite en 1382. C’est également le monastère le plus touristique et donc le plus fréquenté. Bien que le parking soit situé à très courte distance, cette proximité avec le monastère est trompeuse car il faut gravir de nombreuses marches avant d’entrer dans l’enceinte par un tunnel. Une fois en haut, nous visitons sa chapelle, son petit musée et la reconstitution de l’atelier du charpentier. A notre sortie, le brouillard se dissipe un peu, nous permettant d’admirer la vue sur la vallée et surtout sur son voisin Varlaam.

Nous reprenons la route pour admirer de loin le Monastère Aghia Triada qui a été le décor d’impressionnantes cascades de James Bond dans le film « Rien que pour vos yeux« . Si nos yeux en veulent encore, nos mollets sont un peu refroidis par les 147 marches qui permettent d’atteindre le sommet. Et en plus, il est 13h30 et on a la dalle après toutes ces ascensions.

En redescendant à Kalampaka, nous nous arrêtons sur un superbe point de vue qui nous permet d’admirer encore une fois ces impressionnants pitons rocheux de toutes les formes. C’est vraiment un paysage unique qui nous aura touchés en plein coeur. Une fois en ville, nous trouvons une taverne traditionnelle et nous nous régalons.

Non loin du restaurant, il y a une laverie automatique alors nous en profitons pour nettoyer nos affaires et faire quelques courses. Ce soir, nous dormons sur le parking du centre sportif, un peu en dehors de la ville. Pas très glam, mais au calme.

Bonne nuit …

Région Grèce centrale

Golfe Ambracique

Lundi 19 janvier, nous roulons jusqu’au golfe Ambracique. Après avoir franchi un col bien sinueux avec un peu de neige et beaucoup de brouillard, nous retrouvons enfin du soleil.

Golfe de la mer Ionienne presque entièrement clos, il tire son nom de la cité antique d’Ambracie. ll est peu profond et ses côtes sont bordées de nombreux marais habités par une grande espèce d’oiseaux. D’une superficie de 287 km2, il est classé depuis 2008 comme parc national.

J’ai trouvé un super spot pour la nuit prochaine dans la réserve zoologique de Salaora. Une petite plateforme près d’un phare, les pieds dans l’eau. En fin de journée, nous admirons le soleil se coucher entre les nuages.

La nuit va être paisible …

Mardi 20 janvier, nous profitons du beau temps pour aller marcher un peu dans la lagune et observer quelques oiseaux. Nous empruntons une petite route caillouteuse qui borde le golfe. Notre fidèle Gru passe d’ailleurs ses 160’000 kilomètres dans ce joli coin.

Nous marchons le long d’une ligne de sable au milieu de la lagune et apercevons un joli banc de flamants roses serrés les uns contre les autres. Certains s’envolent à notre approche, ce qui permet d’admirer leur impressionnante envergure. Le vent se lève et fouette nos visages, alors nous faisons demi-tour.

Nous reprenons la route jusqu’au prochain village et faisons le plein d’eau à la fontaine. En début d’après-midi, nous faisons une halte au port de Préveza pour manger une morce dans un restaurant sympa. Cette nuit, nous dormons à côté d’une belle plage de galets et nous serons bien brassés par les fortes rafales de vent.

Vonitza

Mercredi 21 janvier, grosse journée de travail pour Marcel. A 13h00, nous profitons d’une pause entre 2 séances pour trouver un coin dans le village de Vonitza à l’abri du vent. Depuis la nuit dernière et toute la journée d’aujourd’hui, il y a eu de grosses rafales de vent qui ont secoué Gru dans tous les sens.

Nous trouvons une place derrière les terrains de sport et heureusement, le vent se calme enfin. Le cadre est moins joli mais la nuit sera meilleure.

Jeudi 22 janvier, nous nous parquons dans le village et montons à pied visiter le château, emblème de la ville. Construit sur une colline dominant le golfe Ambracique et la mer Ionienne, ce monument byzantin date de la fin du 9e siècle au milieu du 11e siècle, avec des modifications apportées par les Vénitiens aux 17e et 18e siècles.

A l’intérieur, plusieurs arbres sont tombés et de nombreuses branches jonchent le sol. En discutant avec la dame de l’entrée, elle nous confirme qu’ils se sont cassés hier sous la force du vent. Ah oui quand même !

Nous traversons ensuite le petit pont en pierre qui mène sur l’île Koukouvitsa avec sa petite chapelle d’Agios Netkarios. En faisant le tour de l’île, nous tombons nez à nez une énorme tortue qui a l’air d’être venue s’échouer ici pour mourir. Sacrée grosse bête !

Après quelques courses à la sortie du village, nous roulons jusqu’au Lac Trichonida, le plus grand lac naturel de Grèce. Notre spot pour la nuit prochaine se trouve sur le parking du restaurant « le Manoir du lac » où nous dégustons une excellente cuisine dans un cadre soigné et joliment décoré. Dommage que la météo soit si pluvieuse, car les environs semblent charmants. Et les propriétaires sont très amicaux avec les camping-caristes en mettant leur parking à disposition. Un deal comme on les aime !

A bientôt …

Lac Trichonida

Après quelques courses à la sortie du village, nous roulons jusqu’au Lac Trichonida, le plus grand lac naturel de Grèce. Notre spot pour la nuit prochaine se trouve sur le parking du restaurant « le Manoir du lac » où nous dégustons une excellente cuisine dans un cadre soigné et joliment décoré. Dommage que la météo soit si pluvieuse, car les environs semblent charmants. Et les propriétaires sont très amicaux avec les camping-caristes en mettant leur parking à disposition. Un deal comme on les aime !

On a trouvé l’endroit tellement sympa et accueillant que nous y sommes restés 3 jours et avons mangé autant de fois au restaurant. Tous les plats étaient délicieux et très copieux. Nous avons eu l’occasion de goûter à plusieurs spécialités et nous nous sommes régalés à chaque fois. Et que dire de l’accueil de cette sympathique famille qui nous a offert un petit dessert à chacune de nos visites. Et son hospitalité envers les camping-cars est vraiment à féliciter.

Même la météo nous a permet de chiller un peu à l’extérieur et de profiter de ce beau panorama.

Samedi 24 janvier en fin d’après-midi, nous quittons ce chouette endroit, rachetons une bouteille de gaz à une station-service (là aussi le pompiste était vraiment super serviable) et nous nous arrêtons pour la nuit sur la petite île de Tourlida qui est reliée à la ville de Missolonghi par une longue route qui traverse lagune.

Nous arrivons juste à temps pour apercevoir quelques flamants roses qui barbotent et admirer le soleil se coucher derrière les nuages. Encore un coin magnifique !

Bonne nuit …

Tourlida

Dimanche 25 janvier, nous marchons dans le petit port de Tourlida avec ses maisons colorées et ses petits pontons en bois. C’est vrai que les lieux ont un petit air des « Keys » à Miami.

Nous visitons ensuite le Musée du sel qui nous apprend tout sur l’histoire et le processus de la culture et de la production du sel dans la région, sur les différents types de sel, sa variété de couleurs et sa granulométrie.

Tourlida est une petite île qui a été reliée en 1885 à la ville de Missolonghi par une route qui traverse la lagune. C’était autrefois le port de la ville où se faisait le chargement du sel produit dans les deux salines de la région. Dans cette vaste lagune, elles fonctionnent depuis des centaines d’années et produisent 65 % du sel grec. La plus grande, la Saline Blanche couvre une superficie de 12’500 kilomètres alors que la plus petite, la Saline Noire ou Saline de Tourlida, a une superficie de 1’700 kilomètres.

A l’extérieur, nous pouvons admirer les anciens outils des salines utilisés par les ouvriers pour la production de sel (la culture dans le langage des paludiers), mais aussi pour la récolte du sel. Sans oublier la multitude de flamants roses qui piétinent le fond de l’eau pour déloger leur nourriture enfouie dans le sédiment. Quelle belle chorégraphie !

Nous retournons ensuite visiter Missolonghi. La ville tient sa célébrité des sièges qu’elle dut subir dans sa lutte contre les Turcs pour l’indépendance grecque (1821-1829) et à la personnalité du philhellène anglais Lord Byron qui y mourut. Un tronçon de ses remparts a été conservé, dont la Porte de la Sortie, par où les assiégés tentèrent de forcer, sans succès, le siège en 1826. Juste à côté de cette porte se trouve le Jardin des Héros, vaste parc dédié aux défenseurs grecs et aux philhellènes de divers pays étrangers tombés lors des sièges.

Dans l’après-midi, nous retournons sur l’île de Tourlida avec l’idée d’y repasser la nuit. En checkant la météo sur le net, je reçois plusieurs alertes météo qui annoncent de violents orages dans la région où nous sommes. Ils conseillent de s’éloigner des cours d’eau et nous sommes parquées à deux pas de la mer. Si nous n’avions pas vu il y a quelques jours les violents orages qui se sont abattus sur la région d’Athènes et qui ont créé de graves inondations, nous n’aurions peut-être pas plus réagi que ça. Mais entre ces dernières et les vents violents qui nous ont bien secoués à Vonitza il y a 4 jours, nous jouons la prudence et cherchons un lieu où nous mettre à l’abri, loin de la mer, des cours d’eau et des arbres. Pas simple, mais on finit par trouver un coin le long d’une maison inhabitée, dans la ruelle d’un village. Au final, peu de vent et un peu de pluie entre 5h et 7h du matin, mais rien de bien terrible. On a peut-être fait preuve d’une prudence excessive mais au moins on a passé une nuit tranquille.

Messolonghi

Lundi 26 janvier, nous retournons à Messolonghi pour découvrir la distillerie Trikene, établissement incontournable depuis sa fondation en 1901 et qui a su préserver la tradition depuis ses débuts. Arrivée de Céphalonie avec une recette d’ouzo en poche, la famille Trikene vendait à ses débuts de l’ouzo et du cognac, accompagnés de quelques mezzés. De nos jours, la boutique, toujours dirigée par un membre de la famille Trikene continue de vendre de l’ouzo et des liqueurs mais a cessé de servir des plats à partir des années 1970. L’intérieur se présente comme un musée vivant, avec des étagères en bois débordant de vieilles bouteilles de cognac et d’ouzo.

Nous sommes chaleureusement accueillis par les propriétaires (2e et 3e génération) qui nous proposent de nous faire goûter leur production. C’est sur l’ancienne table de marbre datant de 1901 que nous dégustons notre verre. Après avoir échangé avec cette charmante famille et acheté une bouteille, nous nous arrêtons déguster un gyros, variante du kebab turc.

Il est alors temps de quitter la région Grèce centrale pour la région du Péloponnèse que nous rejoignons grâce au majestueux pont Rion-Antirion qui nous coûte tout de même la modique somme de 24,70€ (en classe 3). Surtout que les autoroutes grecques sont aussi payantes, avec des péages très fréquents.

En fin d’après-midi, nous trouvons un spot tout près de la cité antique d’Olympie que nous visiterons demain.

Bonne nuit …

Région Péloponnèse

Olympie

Mardi 27 janvier, nous partons à la découverte de ce site antique remarquable. Nichée dans la région d’Ilia avec ses oliviers à perte de vue, Olympie trouve ses origines à la fin du Néolithique (4e millénaire av. J.-C). Ce centre religieux fut le théâtre des antiques Jeux olympiques dès 776 avant J-C. dédiés au Dieu Zeus. Tout comme les jeux actuels, les Jeux Olympiques antiques avaient lieu tous les 4 ans. Les disciplines pratiquées pendant les jeux étaient les courses de chars, la lutte, le lancer de javelot ou encore le lancer de disque. Dans la plupart des compétitions, les athlètes étaient des hommes et participaient nus, ce qui explique que le public était uniquement masculin.

Les Jeux Olympiques antiques ont été abolis par l’empereur Théodose en 393. Ce n’est qu’en 1896 que les premiers jeux modernes seront célébrés à Athènes.

Tous les 4 ans, la flamme olympique est allumée devant les ruines du temple d’Héra (soeur et femme de Zeus) et entame son parcours, après une cérémonie traditionnelle où elle est embrasée par les rayons du soleil, pour débuter son relais vers la ville hôte des Jeux.

Olympie n’était pas seulement le terrain de jeu des sportifs auréolés d’une couronne d’oliviers sauvages mais aussi celui de superbes œuvres d’art créées pour vénérer le dieu Zeus, père des 12 dieux de l’Olympe. De nombreux chefs-d’œuvre ont miraculeusement survécu aux affres du temps et s’admirent au musée archéologique, situé à quelques mètres du site archéologique. Nous y admirons la plus importante réunion au monde de bronzes et de sculptures superbement bien conservées, vestiges du Temple de Zeus. C’est vraiment magnifique !

Nous terminons cette visite en découvrant le musée de l’Histoire des Jeux olympiques antiques, créé en 2004 à l’occasion des J.O. d’Athènes. Ce musée retrace l’histoire des Jeux olympiques, présente les différents sports de l’époque ainsi que des objets, des mosaïques et des peintures qui reflètent l’importance des jeux dans la Grèce antique.

Aujourd’hui, Marcel et moi fêtons notre anniversaire de couple. Pour fêter nos 25 ans, ce soir nous mangeons une bonne grillade dans un petit restaurant de la ville, accompagnée d’une excellente bouteille de vin rouge grec de Nemea, plus importante zone viticole de Grèce.

Après un petit verre d’Ouzo pour digérer le tout, on risque fort de passer une bonne nuit. A demain …

Mercredi 28 janvier, en arrivant à Olympie, nous nous sommes arrêtés dans un garage pour savoir s’il était possible de faire le service des 160’000 kilomètres sur Gru. Le sympathique propriétaire nous a dit qu’il avait de la place mardi et mercredi.

Ce matin, nous le rappelons et il nous propose de venir de suite. Arrivés sur place, nous sommes accueillis par le mécano en chef, un magnifique matou aux grosses pattes pleines de cambouis. La hauteur du garage nous permet tout juste d’entrer dans l’atelier. Au programme, vidange de l’huile, changement du filtre à air et du filtre à diesel, contrôle des niveaux et des pneus. Pour 185€, notre Gru est prêt à repartir sur les routes de Grèce.

De retour à Olympie, nous visitons le musée d’Archimède dédié à l’un des plus grands mathématiciens, physiciens, inventeurs et astronomes de l’Antiquité mais aussi à la technologie grecque antique de son temps.

Considéré comme le « père » de la science mécanique, Archimède, avec son travail dans les domaines de l’ingénierie, la géométrie, les mathématiques et la physique, a posé les fondements de la science moderne. C’est également à Archimède que l’on attribue l’origine de la célèbre phrase « Eureka ! » (en grec : « Εύρηκα! / Je l’ai trouvé »).

Des machines, des outils, des armes de siège, des grues, des systèmes hydrauliques, y compris les premiers instruments astronomiques et autres inventions d’Archimède sont présentés aux visiteurs.

Une deuxième journée bien sympa à Olympie et une troisième nuit dans cette petite ville tranquille à cette période de l’année.

Bonne nuit …

Kalamata

Jeudi 29 janvier, nous quittons Olympie et faisons une halte dans la petite ville de Krestena pour une séance chez le barbier.

Quelques poils en moins à la barbiche plus tard et un bon repas dans une taverne du coin, nous roulons jusqu’à Kalamata, deuxième plus grande ville de la péninsule, célèbre pour ses grandes olives violette à la texture lisse et charnue.

Après une lessive dans une laverie automatique et quelques courses, nous trouvons un coin sympa à côté du club de voile pour y passer la nuit.

Vendredi 30 janvier, nous profitons du beau temps pour marcher le long du port jusqu’au parc municipal, musée de plein air qui présente une collection de locomotives et de wagons. Plutôt original et sympa !

Après un cocktail sur une terrasse, nous prenons la jolie route costale qui serpente à travers les collines et passe par de charmants villages aux belles maisons en pierre.

En fin d’après-midi, nous arrivons dans le petit village de Karavostasi. Nous avons trouvé un joli spot sur le parking de la taverne Faros où nous soupons ce soir. Nous nous régalons avec une salade grecque et des calamars frais. Sans oublier le petit verre d’ouzo offert par le sympathique propriétaire des lieux pour digérer le tout.

A notre retour, nous rencontrons le gang des rouquins qui déboulent de nulle part et qui nous font pleins de ronds de jambe. Allez, tournée générale de croquettes pour tout le monde.

Bonne nuit …

Areópoli

Samedi 31 janvier, nous partons visiter le petit village d’Areópoli, à une quinzaine de kilomètres. Nous sommes tout de suite sous le charme de cette bourgade aux sublimes maisons en pierre.

Grâce au soleil et à la douceur de la météo (environ 15°), il fait bon flâner dans ses petites ruelles étroites. Même les ruines sont belles. Le propriétaire du restaurant d’hier nous a conseillés d’aller faire quelques achats au marché qui se tient tous les samedis. Nous partons donc à sa recherche et devons demander à un local où il se trouve car nous ne le trouvons pas. Finalement, on voit une place un peu à l’extérieur du village avec plusieurs voitures parquées.

En effet, nous tombons sur quelques stands de fruits et légumes mais rien de très folichon. Nous nous attendions à quelque chose de plus … fourni. Nous achetons tout de même des olives de Kalamata, variété cultivée dans la région de Messénie et qui bénéficie de son AOP. Elles sont délicieuses et bonnes pour la santé.

Après un petit apéro sur la jolie place du village et quelques achats à la boulangerie traditionnelle du coin, nous retournons à Karavostasi sur notre parking en bord de mer dans l’après-midi.

Le vent se lève un peu et la météo annonce à nouveau un avis d’orages violents pour dimanche matin, avec passablement de pluie et de fortes rafales. Nous sommes bien à l’abri ici, dans une petite crique, alors nous ne bougerons pas d’ici avant lundi matin.

Ce soir, même rituel qu’hier soir. Le gang des rouquins attend ses caresses mais surtout sa razzia de croquettes. Qu’à cela ne tienne, je dégaine mon sac de croquettes et je nourris toute cette petite clique.

A bientôt …

Geroliménas

Lundi 2 février, nous longeons la jolie route costale qui offre de beaux points de vue sur de petites criques aux eaux bleu azur. Nous nous arrêtons à la grotte de Diros qui est malheureusement fermée aujourd’hui à cause du niveau élevé de l’eau à l’intérieur. En effet, il y a toujours du vent ce matin et la mer est passablement déchaînée.

Nous profitons tout de même discrètement de leur WC pour vidanger notre caissette. En Grèce, on trouve de l’eau très facilement un peu partout et gratuitement, mais les lieux pour vidanger les eaux noires, en dehors des campings équipés et qui sont fermés à la basse saison, c’est un peu plus rock ‘n’ roll. Une chose est sûre, les bornes de type EuroRelais et les aires de camping-car n’existent pas ici.

Après cette petite halte « glamour », nous nous arrêtons dans un petit restaurant pour partager une assiette de souvláki et une salade grecque. Puis, nous roulons jusqu’au petit village de pêcheurs de Geroliménas qui est bien paisible à cette saison. Beaucoup de maisons sont en reconstruction ou carrément en ruine. Seuls quelques toutous peureux se baladent dans la rue principale du village. Je pars faire quelques photos pendant que Marcel fait une petite sieste.

Vathia

Dans l’après-midi, nous faisons une quinzaine de kilomètres pour partir à la découverte de Vathia, village construit entre 1840 et 1900 mais complètement abandonné par ses habitantes en raison des conflits entre différents clans du village. A tel point qu’il a été progressivement déserté après la Seconde Guerre mondiale.

Nous déambulons dans les ruelles et nous avons l’impression de nous trouver dans un décor de film. L’architecture unique de ses maisons de pierre traditionnelles du 18e siècle et ce côté mystérieux titille la curiosité. Nous entrons dans certains bâtiments et reconnaissons, ici et là, un bar où trône encore un verre ou une chambre à coucher avec un vieux matelas.

Nous grimpons au sommet de la butte et admirons le superbe panorama surplombant la Méditerranée. C’est vraiment magique !

Ce soir, nous dormons sur la place du village de Geroliménas où nous avons stationné plus tôt. Grâce aux bruits des vagues, nous devrions bien dormir.

A demain …

Mardi 3 février, une mauvaise nouvelle nous cueille au saut du lit, nous avons un souci avec notre chauffe-eau Truma qui fonctionne au gaz et qui permet de chauffer l’eau et l’air pour le chauffage. Lorsque le réservoir d’eau chaude est plein (12 litres), il fuit et nous avons de l’eau dans le fond de l’armoire. Après avoir checké que tous les tuyaux d’eau sont bien en place, Marcel en vient à la conclusion que la cuve est fissurée. Elle est d’origine, donc elle a l’âge de notre vieux Gru, soit 27 ans.

Dans l’immédiat, Marcel condamne le tuyau d’eau chaude et nous n’avons plus que de l’eau froide. Ben quoi, ça conserve ! Non, sans déconner, heureusement que la température extérieure est plutôt agréable, autour des 15-18 degrés. Et nos douches seront encore plus économes en eau !

Niveau réparation, plusieurs pistes sont envisagées. Nous pourrions la remplacer par un système identique mais le coût est beaucoup trop élevé. Après avoir consulté les différents avis et délai de livraison, notre choix s’est porté sur un chauffe-eau instantané à gaz de 10 litres/minutes qui semble bien suffisant pour 2 personnes. Marcel décide également d’acheter une unité de chauffage qui fonctionne au diesel plutôt que notre système qui utilise du gaz. Maintenant, il faut commander ces 2 unités et les faire envoyer dans un centre de livraison sur Athènes. Encore du bricolage en perspective pour Marcel !

Il est déjà 15h30, alors nous décidons de passer encore une nuit dans ce beau petit village si bien éclairé la nuit tombée, c’est très beau.

Bonne nuit …

Mercredi 4 février, nous roulons jusqu’à la plage de Valtaki, à quelques kilomètres de Gýthio. Cette plage a la particularité d’accueillir un hôte un peu particulier, un vieux navire qui s’est échoué en 1981. Le Dimitrios, un navire cargo de 67 mètres construit au Danemark en 1950 s’est échoué le 23 décembre 1981. Plusieurs rumeurs sur les origines de l’épave courent. Le navire aurait pratiqué de la contrebande de cigarettes entre la Turquie et l’Italie, aurait été saisi par les autorités portuaires de Gýthio puis délibérément libéré de ses amarres pour finalement s’échouer sur la plage de Valtaki, à environ 5 km du port de Gýthio. Il aurait alors été incendié pour faire disparaitre les preuves du trafic.

Que ce soit vrai ou pas, c’est impressionnant de découvrir ce gros bateau tout rouillé et tagué comme « parqué » sur cette jolie plage qui est également un site naturel de ponte pour les tortues marines entre fin avril et début août.

Notre prochain spot est à une dizaine de kilomètres, au bord de la longue plage de Trinisia. Un joli parking au bord de la mer où nous dormirons la nuit prochaine. Et juste à côté de nous, il y a un petit resto de plage ouvert bien noté alors on y mange une morce. De la bonne cuisine savoureuse au son des vagues, c’est parfait.

A bientôt …

Monemvasia

Jeudi 5 février, Marcel doit bosser en début d’après-midi. De mon côté, c’est manucure ! Il fait un temps de cochon aujourd’hui, alors pas de regret de rester au sec à l’intérieur.

En fin d’après-midi, nous levons le camp et roulons jusqu’à Gefira, juste en face de la ville fortifiée de Monemvasia que nous visiterons demain.

Bonne nuit …

Vendredi 6 février, nous nous réveillons sous un beau soleil et partons à la découverte de Monemvasia. Sa situation au pied d’un rocher fortifié formant une presqu’île lui vaut le surnom de la « Gibraltar grecque ».

C’est impressionnant de se rapprocher de ce gros caillou. Nous trouvons facilement une place le long de la route et partons à la découverte de la « plus belle ville du Péloponnèse » selon Internet.

Nous pénétrons dans la ville basse par l’unique porte à l’ouest et accessible uniquement à pied. Nous passons sous la muraille et une fois à l’intérieur, nous sommes tout de suite scotchés par la beauté du site. Entre ruelles byzantines, sublimes bâtisses en pierre et églises séculaires, on dirait que le temps s’est arrêté ici. Et notre grande chance est qu’il fait super beau et que nous sommes quasiment seuls. La multitude de visiteurs l’été dans ces ruelles serrées doit enlever bien du charme à l’endroit.

Après quelques pas dans la ruelle principale, nous arrivons devant la belle église du Christ-aux-Liens et décidons d’affronter tout de suite la montée vers la ville haute. La marche de 30 minutes sur le chemin fait de pavés irréguliers et d’escaliers est un peu glissante, il faut bien regarder où l’on met les pieds. Mais ça en vaut milles fois la peine ! D’en haut, on a un panorama à couper le souffle sur la Méditerranée et la ville basse avec ses toits ocres.

Nous découvrons les magnifiques vestiges de nombreux bâtiments byzantins disséminés dans une luxuriante végétation et surtout la majestueuse église de Sainte Sophie construite vers 1150 qui porte les traces de l’empire byzantin mais également de la domination turque. L’entier du site de l’ancienne Monemvasia est un site archéologique protégé et on comprend vite pourquoi avec toutes ces ruines.

Après une belle balade sur les hauteurs du rocher et quelques piqûres d’orties sur les chevilles, nous amorçons la descente qui flingue bien les genoux. Une fois en bas, nous flânons à travers la vieille ville pittoresque avec ses maisons vénitiennes, ses petites églises byzantines et ses escaliers débouchant toujours sur la mer. A cette époque, il y a bien plus de chats que d’humains ! Nous retrouvons la rue principale avec ses tavernes et ses échoppes et mangeons une très bonne morce sur une terrasse, avec vue mer bien sûr.

Nous avons juste le temps d’acheter quelques petits souvenirs avant qu’un gros nuage se pointe et lâche quelques gouttes. A notre retour, il est déjà 17h30 alors nous retournons à nouveau au port pour y passer la nuit.

A demain …

Fokiano

Samedi 7 février, nous avons 2 possibilités de route pour aller en direction de Nauplie. Nous optons pour la plus longue qui longe en partie la mer. Comme la météo annonce du beau temps pour ce week-end, nous décidons de rouler jusqu’à Fokiano et de profiter de la plage.

Nous avons vraiment bien fait de choisir la route un peu plus longue car elle restera longtemps gravée dans nos mémoires. Après Monemvasia, nous nous retrouvons assez vite sur un plateau bien verdoyant, avec de belles collines au loin. Collines que nous allons très vite gravir, puis redescendre.

La route est très sinueuse mais en excellent état. Vient ensuite une nouvelle vallée pleine de beaux virages avec quelques petits villages disséminés ci et là, puis un nouveau col qui nous offre un sublime panorama sur la mer et ses criques bleu turquoise. La route a été littéralement creusée dans la roche, c’est vraiment spectaculaire. Nous sommes complètement sous le charme de cette balade.

Dans l’après-midi, nous arrivons au hameau de Fokiano, quelques maisons et une taverne le long d’une immense plage de galets blancs où nous passerons les deux prochaines nuits. Nous sommes seuls au monde, c’est magnifique. Nous décidons d’aller voir si la taverne est ouverte et oh miracle, elle l’est. Quelques locaux profitent du beau temps et nous mangeons une morce sur la terrasse. Si ce n’est pas le paradis, ça y ressemble !

De retour dans Gru, nous sortons nos chaises longues et profitons du soleil avec qu’il se cache derrière les collines. La nuit risque d’être plutôt paisible, au son des oiseaux et des grenouilles qui batifolent dans le petit marais entre nous et la mer.

Dimanche 8 février, le grand beau temps nous invite à la baignade. Nous plongeons dans ses eaux cristallines et chillons un bon moment sur nos chaises longues, un vrai dimanche farniente.

Dans l’après-midi, je me décide à faire un grand ménage dans le coin lounge de Gru, il faut sortir les tonnes de coussins et passer l’aspirateur un peu partout. Un vrai ménage de printemps !

A bientôt …

Nauplie

Lundi 9 février, nous quittons notre petit paradis et parcourons à nouveau un magnifique tronçon de route jusqu’à Nauplie, cité historique dominée par la forteresse de Palamidi, malheureusement fermée aujourd’hui.

Nous nous parquons au port et dégustons une énorme grillade dans un restaurant du coin. Puis, nous visitons la très jolie vieille ville avec ses ruelles fleuries et ses boutiques artisanales.

Si la ville est prise d’assaut l’été par les touristes, il n’y a que les chats et quelques boutiques souvenirs ouvertes. Nous revenons sur nos pas par le bord de mer qui offre une jolie vue sur l’île-forteresse de Bourtzi, qui fût une prison, le centre de l’Organisation du Tourisme dans les années 1930, un restaurant et un hôtel de luxe dans les années 1960-70 puis un espace culturel depuis 2022.

Après cette petite halte bienvenue, nous décidons de rouler jusqu’aux alentours de Corinthe où nous passons la nuit, au bord de la mer.

Canal de Corinthe

Ce mardi matin 10 février, nous nous arrêtons à Corinthe pour admirer son impressionnant canal creusé à travers l’isthme de Corinthe pour relier le golfe de Corinthe, dans la mer Ionienne au golfe Saronique dans la mer Égée. Grâce à ce passage, les navires s’économisent un détour de 400 kilomètres tout autour du Péloponnèse.

Cette voie d’eau artificielle longue de 6,3 kilomètres, 25 mètres de large et 63 mètres de haut a été construite en 1882. Des navires de toutes nationalités continuent de passer par ici. Pendant notre visite, ni bateau ni saut à l’élastique pour les plus téméraires. Un ouvrage vraiment vertigineux sur lequel il faut s’arrêter avant de rejoindre le continent.

Nous avons adoré notre tour du Péloponnèse. Ses longues côtes très peu urbanisées, ses petits villages pittoresques, ses paysages vallonnés et ses plages sauvages nous auront ravis et émerveillés. Un vrai coup de coeur !

Région Grèce centrale

Athènes

Mardi 10 février, nous arrivons dans la banlieue d’Athènes. Nous avons repéré un magasin qui vend des produits pour le camping-car, car nous n’avons presque plus de tablettes à mettre dans nos WC chimiques. Malheureusement, ce n’est pas le genre d’articles qui s’achètent dans les magasins du type Décathlon. Nous poursuivons notre après-midi shopping en allant acheter quelques affaires de bricolage pour Gru chez Leroy Merlin.

J’ai trouvé un spot qui a l’air sympa près du port du Pirée, le long d’un petit canal. Nous trouvons une place plutôt facilement et l’endroit à l’air relativement tranquille même s’il y a un peu de circulation.

Ce soir, nous mangeons dans un restaurant italien qui est très bien noté et nous nous régalons. De bonnes pâtes italiennes, un cadre soigné et un service au top, c’est parfait. En ressortant, les rares places disponibles sont prises d’assaut et nous sommes sous un palmier qui frotte sur la capucine. Nous décidons de nous parquer quelques mètres plus bas, sur le parking qui accueille déjà quelques campings-car. Nous sommes un peu plus à l’écart de la route, le parking est surveillé 24h/24 et le prix n’est que de 10,50€/jour. Bon deal !

Mercredi 11 février, Marcel doit bosser tout l’après-midi. Nous profitons quand même de notre matinée, Marcel part visiter un petit musée de rétro-informatique et je vais faire un peu de shopping juste à côté.

En soirée, nous partons boire un verre et grignoter une morce sur le rooftop d’un restaurant branché dans le petit port de plaisance pittoresque de Mikrolimano qui est à deux pas de nous. Le lieu, célèbre pour son atmosphère animée, ses terrasses en bord de mer et ses yachts de luxe, offre un cadre idéal pour se promener, notamment le soir. Mais malheureusement, la pluie s’est invitée à la partie, alors nous ne traînons pas trop.

Nous restons finalement sur notre parking surveillé, car l’endroit est tranquille et grâce au métro de l’autre côté du parc, nous sommes au centre-ville en 20 minutes.

A demain …

Jeudi 12 février, nous attrapons le métro et arrivons sur la Place Monastiraki qui grouille de monde sous un soleil éclatant. Cela faisait longtemps que nous n’avions pas vu autant de gens, c’en est presque oppressant. Nous remontons l’avenue très commerçante de Ermou puis arrivons devant le Parlement grec.

Devant la Tombe du Soldat Inconnu inaugurée le jour de l’indépendance de la Grèce en 1932, deux membres des Evzones, l’unité d’élite de la Garde présidentielle, montent la garde devant le monument et procèdent à une étrange chorégraphie. Puis, toutes les heures, on assiste à la cérémonie de la relève de la garde. C’est une démonstration impressionnante de précision, de discipline et de stoïcisme.

Nous sautons ensuite dans un bus hop-on hop-off qui nous fait faire le tour des principaux points d’intérêt dans le centre. Nous descendons près du quartier animé de Psyrí, avec ses façades décorées, ses tavernes accueillantes et ses beaux graffitis. Après avoir mangé une morce, nous marchons au pied de l’Acropole que nous visiterons demain et remontons dans le bus qui nous amène cette fois-ci visiter l’extérieur de la ville.

Nous longeons le bord de mer et constatons l’étendue des travaux qui sont entrepris près de Glyfada. Il y a des grues et des chantiers gigantesques un peu partout. Mais la balade est sympa et nous montre la jolie banlieue d’Athènes.

En fin de journée, après cette intense première journée au cœur de la capitale, nous retrouvons Gru et presque comme chaque soir, nous avons droit à une bonne rincée.

Demain, une nouvelle journée culturelle nous attend. Bonne nuit …

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