Macédoine du Nord : le soleil de la liberté
Macédoine du Nord : le soleil de la liberté

Macédoine du Nord : le soleil de la liberté

La Macédoine du Nord, officiellement la République de Macédoine du Nord, est un pays qui partage des frontières avec la Grèce, la Bulgarie, la Serbie, le Kosovo et l’Albanie. Elle a pour capitale Skopje et ses langues officielles sont le macédonien et l’albanais. Le pays a déclaré son indépendance à la Yougoslavie le 8 septembre 1991 et sa monnaie est le denar depuis 1992.

Majoritairement montagneux avec 34 sommets s’élevant à plus de 2’000 mètres d’altitude, la Macédoine du Nord est connue pour ses paysages naturels comme le canyon Matka et le lac d’Ohrid, l’un des lacs les plus anciens et les plus profonds d’Europe, partagé avec l’Albanie. Avec des forêts couvrent 35 % de son territoire et ses 3 parcs nationaux, de belles découvertes nous attendent sur notre route.

Skopje

Dimanche 4 janvier, nous passons sans souci la frontière entre le Kosovo et la Macédoine du Nord. J’ai trouvé un spot sympa, à 10 minutes de Skopje pour passer les 2 prochains jours. Les lieux offrent toutes les commodités nécessaires pour 15€/jour (électricité comprise).

Les propriétaires sont très sympas, super bien organisés pour l’arrivée des clients et sont très réactifs dans les échanges via WhatsApp. Et ils parlent parfaitement anglais et allemand.

A notre arrivée, 2 gentils chats, une maman et son petit, ne nous ont plus lâchés d’une semelle et nous avons passé un chouette moment en leur compagnie. Quelques croquettes et un petit tour dans Gru aident toujours à briser la glace.

Bonne nuit …

Lundi 5 janvier, nous partons découvrir Skopje. Grâce aux conseils pratiques des propriétaires, nous commandons un taxi qui nous amène au centre-ville en 10 minutes pour moins de 5€.

Capitale de la Macédoine du Nord, la ville compte plus de 500’000 habitants et rassemble un tiers de la population du pays. Un grave tremblement de terre a ravagé la capitale en 1963 et un important chantier de reconstruction a été entrepris dans les années 2000. La plupart des lieux d’intérêt se trouvent autour de la Place de Macédoine ornée de l’immense statue d’Alexandre le Grand.

L’autre grande figure emblématique de la ville est Mère Teresa, religieuse catholique d’origine albanaise naturalisée indienne, célèbre pour son action humanitaire auprès des plus démunis. Nous visitons la maison-mémorial qui permet de suivre sa vie depuis son enfance passée dans sa ville natale de Skopje, ses années de mission de charité jusqu’à sa mort et sa béatification en 2003. Au-dessus de la galerie se trouve une petite chapelle où les prêtres de l’Eglise catholique célèbrent les offices.

Nous traversons ensuite le pont de pierre qui enjambe le fleuve Vardar et qui relie deux parties très différentes de la ville, le quartier nord majoritairement albanais et ancien et celui du sud majoritairement macédonien et beaucoup plus moderne. Nous déambulons dans les ruelles du Vieux Bazar, miraculeusement épargné par le tremblement de 1963. Son authenticité rappelle le passé ottoman de la ville, avec ses mosquées et son charme oriental.

Après un arrêt pour goûter à la cuisine locale, nous montons admirer la vue depuis la Forteresse, symbole de la ville. Presque totalement détruite lors du tremblement de terre en 1963, le site est longtemps resté en ruines, à l’exception de petites portions de remparts qui ont été restaurées. Aujourd’hui transformé en parc, elle est ouverte au public.

La nuit commence à pointer son nez, il est temps de rebrousser chemin. Nous rejoignons le côté sud de la ville par le pont de l’Art orné de 29 sculptures d’artistes et de musiciens macédoniens. Nous passons sous la Porte de Macédoine, bel Arc de Triomphe construit en 2011 pour célébrer le 20e anniversaire de l’indépendance de la République de Macédoine avant de sauter dans un taxi pour rentrer.

Nous avons été séduits par cette ville célèbre pour son grand nombre de statues érigées dans le cadre du projet « Skopje 2014 ». Plus de 200 statues représentant des figures historiques, des artistes et des animaux ornent ponts et places. Une très belle découverte.

A bientôt …

Mardi 6 janvier, Marcel profite de cette journée pluvieuse pour bricoler dans Gru, assisté par la minette du coin qui squatte à l’intérieur.

Le ventilateur de notre frigo fait un bruit d’enfer et pour l’atteindre, il faut sortir le frigo. Quelques coups de marteau et 3 rondelles plus tard, le ventilateur ne fait plus de bruit. Et cela aura également permis de comprendre pourquoi la lumière du four ne s’allumait plus, l’alimentation électrique s’était débranchée. Merci les vibrations ! Du good job …

Vu l’heure avancée de la journée, nous décidons de rester encore une nuit ici. Nous profitons de la machine à laver et du séchoir sur place (3€) pour faire notre lessive. Tout beau tout propre !

Bitola

Mercredi 7 janvier, jour de Noël chez les orthodoxes, nous quittons à regret notre si mignonne minette et son petit. Nous souhaitions visiter le canyon Matka, mais il ne fait pas très beau et vu que nous sommes un jour férié, pas sûr que le bateau qui pourrait nous y emmener soit ouvert. Nous décidons de descendre plutôt sur Bitola.

La route jusqu’à destination est pleine de travaux et plutôt en mauvais état. Avec la pluie et la nuit qui tombe très rapidement, nous sommes vraiment contents d’arriver. Nous dormons sur le parking du site archéologique de Bitola que nous visiterons demain. A notre arrivée, nous sommes accueillis par 5 chiens et une multitude de chats très sympas à qui nous distribuons une bonne razzia de croquettes.

Jeudi 8 janvier, nous visitons les ruines de la cité antique d’Heraclea Lyncestis, accompagnés par nos amis à 4 pattes, très fiers de nous faire visiter les lieux. Le site archéologique situé au sud de la ville témoigne du style de vie des habitants qui vivaient ici lors des périodes hellénistique et romaine.

D’après les archéologues qui ont travaillé sur le site, la cité était autrefois un centre stratégique militaire de grande importance et peut-être même l’un des plus développé des Balkans. La cité aurait été fondée Philippe II de Macédoine, père d’Alexandre le Grand, qui régna au milieu de 4e siècle avant Jésus-Christ.

Au fur et à mesure des années et des siècles, la cité a été envahi par des peuples de culture différente (romains, goth, byzantin…). Ce centre social et culturel de grande importance à l’époque est devenu, après ces multiples occupations, un centre religieux d’envergure. Nous déambulons à travers l’ancien théâtre qui animait la vie des habitants, les ruines des thermes et voyons les restes d’anciennes églises et basiliques, preuve de l’importance religieuse de la cité.

Malheureusement, les très belles mosaïques magnifiquement conservées sont couvertes pour l’hiver afin de les protéger. Nous en avons toutefois un petit aperçu devant l’entrée.

Ensuite, direction Bitola, deuxième plus grande ville de Macédoine du Nord, connue pour son histoire riche, son héritage ottoman et son centre-ville à l’architecture européenne. Lorsque les turcs envahissent Bitola en 1382, ils rebaptisent la ville Monastir qui deviendra alors l’une des plus grandes villes de l’Empire Ottoman. Elle était tellement prospère économiquement que 12 consulats étrangers s’y installèrent à la fin du 19e siècle, lui donnant ainsi le surnom de « ville des Consuls ».

Nous remontons la rue piétonne Sirok Sokak, artère principale et vivante de la ville, avec ses nombreux cafés, boutiques et belles façades d’époque. Nous admirons l’église orthodoxe Saint-Démétrios, la tour de l’horloge et la mosquée Yeni. Puis nous traversons la rivière Dragor, passons à travers la place du marché et nous nous retrouvons dans les ruelles du vieux bazar.

Nous nous arrêtons ensuite dîner dans « le meilleur restaurant de la ville » selon TripAdvisor. C’est une épicerie-restaurant, concept très sympa. Nous arrivons à 12h30 et sommes les seuls clients. La serveuse qui nous accueille, pas franchement sympa, nous tend les cartes et nous faisons notre choix. Sur les 2 cocktails choisis, l’un n’est pas dispo, ok on en choisit un autre. Elle prend nos commandes et lorsque nos boissons arrivent, ce n’est absolument pas celles que nous avons commandées. Nous appelons un autre serveur qui peine à nous comprendre, mais qui finit par nous les changer. Arrive notre entrée, mais ce n’est pas celle que nous avons choisie. Pfff, on a faim alors on ne dit rien. Pour nos plats, j’ai choisi un tavče gravče, ragoût de haricots cuit au four qui est très bon. Par contre, le plat de pâtes aux truffes de Marcel est une catastrophe. Elles sont beaucoup trop cuites, sans goût et la crème est un peu caillée, signe d’un plat réchauffé. Si cela ne pose aucun souci pour un ragoût mijoté, ce n’est pas le cas d’un plat de pâtes. Rendez-vous manqué, ça arrive !

Dans l’après-midi, nous roulons jusqu’au lac de Prespa et arrivons à notre spot dodo sous de beaux flocons de neige. La météo s’annonce très froide ces prochains jours. Au chaud sous la couette !

Bonne nuit …

Lac de Prespa

Vendredi 9 janvier, journée chill dans Gru. Il pleut et il fait froid dehors. J’en profite pour monter ma vidéo sur le Montenegro. Comme nous avons dormi sur le parking du restaurant Proper & More au bord du lac, nous allons y manger une morce en début d’après-midi. Et nous ne sommes pas déçus, ma pizza au feu de bois est délicieuse et la viande rouge de Marcel très bonne aussi. Et les 4 toutous du coin sont ravis de finir les restes.

En regardant un peu les nouvelles (c’est pas vraiment notre fort de suivre les actualités), on constate qu’avec les importantes pluies de ces 4 derniers jours, plusieurs pays, dont le Kosovo, la Macédoine du nord (où nous sommes actuellement) et l’Albanie subissent d’importantes inondations. Oups, nous avons évité celles du Kosovo de très peu et pas de souci là où nous sommes actuellement.

La météo annonce encore passablement de pluie pour demain et de la neige pour dimanche. Comme nous nous sentons en sécurité ici, nous décidons d’y rester encore une nuit. Ce ne sont pas les toutous du coin qui s’en plaindront.

Lac d’Ohrid

Samedi 10 janvier, nous décidons de lever le camp en fin de matinée. Avec le peu de soleil d’hier et une grosse utilisation d’électricité, notre batterie cellule est presque vide. Il serait bien de trouver un endroit où se recharger en électricité. Je vois que de l’autre côté du lac, un hôtel propose d’utiliser leur parking, leur wc et même une chambre pour se doucher. Allons voir ça !

En reprenant la route, nous constatons que les champs débordent d’eau et que les canalisations, remplies d’ordures à certains endroits, peinent à absorber toute cette flotte soudaine. Nous traversons certains villages qui sont vraiment menacés par la montée des eaux, c’est impressionnant et plutôt inquiétant. Les rivières sortent de leur lit et l’eau se déverse sur la route. Nous prenons alors conscience de la gravité de la situation. Heureusement, la météo annonce plusieurs jours de beau dès lundi mais une température frigorifique, avec -12 annoncé entre dimanche et lundi. Ca pique !

Malheureusement, l’endroit où nous pensions nous arrêter est fermé et il n’y a rien d’autre dans les alentours. Nous décidons donc de faire demi-tour et de passer le col qui mène au lac d’Ohrid aujourd’hui, avant la neige annoncée demain. En plus, les 1h30 de route nous permettront de recharger un peu notre batterie.

Dans l’après-midi, nous arrivons à Ohrid et trouvons un spot au bord du lac pour y passer la nuit. Et chose incroyable, nous ne sommes pas les seuls, un couple d’anglais est également stationné avec son camping-car. Pendant quelques heures, le fort vent et la pluie font tanguer Gru dans tous les sens. Vu la fricasse annoncée la nuit prochaine, nous décidons de nous offrir une nouvelle nuit à l’hôtel. J’en choisis un avec un SPA bien sûr ! Puis, d’un coup, les éléments se calment et nous passons une nuit tranquille; Quelle chance !

Dimanche 11 janvier, à notre réveil, nous nous attendons à être sous la neige, mais non, il y a même un beau soleil. Nous nous habillons chaudement et partons marcher le long du quai. La vue sur les montagnes enneigées (il a bien neigé mais que sur les sommets) et sur le lac scintillant est magnifique.

Puis, en début d’après-midi, direction l’hôtel qui se trouve à une quinzaine de minutes d’ici. La chambre, pour un soi-disant 5 étoiles est ultra basique, y’a pas beaucoup d’amour mis dans la déco en tout cas. Nous profitons du SPA qui est plutôt sympa et mangeons une morce au restaurant le soir. Vraiment pas folichon le resto. C’est vraiment la vue superbe sur le lac qui est 5 étoiles.

Lundi 12 janvier, après un petit-déjeuner plutôt pas mal, nous faisons le plein de gaz dans une station-service. Comme au Kosovo, ils remplissent les bouteilles vides, 17€ au total. Trop facile pour une fois !

Puis, direction la vieille ville d’Ohrid.

Ohrid

On trouve facilement une place au bord du lac et partons nous balader dans la vieille ville. Les façades des restaurants et des maisons sont très joliment décorées pour Noël et comme toujours nous croisons de sympathiques poilus à quatre pattes, tant chiens que chats. Nous grimpons ensuite jusqu’au théâtre antique construit peu de temps avant la conquête romaine de la région, vers 70 après Jésus-Christ et utilisé par les Romains comme amphithéâtre. Aujourd’hui, des spectacles y sont à nouveau donnés lors de festivals.

Encore un peu de grimpette et nous voici arrivés au pied de la Forteresse de Samuel dont les murs font de 10 à 16 mètres de haut. Elle est fermée le lundi mais on se rend bien compte de l’importance de l’édifice. Construite par Philippe II de Macédoine, elle a été gérée par Samuel de Bulgarie qui avait fait d’Ohrid la capitale de son empire en 969.

Nous longeons la côte par un joli sentier qui offre de magnifiques points de vue sur le lac et les montagnes enneigées. C’est superbe ! Nous arrivons ensuite à l’Eglise orthodoxe Saint-Jean de Kaneo, l’un des édifices les plus célèbres et les plus emblématiques de la Macédoine du Nord, grâce à sa beauté architecturale et à sa situation pittoresque. Elle a été construite au 13e siècle sur un promontoire rocheux qui domine le lac d’Ohrid et elle n’est accessible qu’à pied.

En redescendant, nous sommes accostés par un monsieur qui nous propose de nous faire faire un petit tour en bateau et de nous ramener près de notre point de départ. Allez, départ ! Cela nous permet d’admirer cette belle église depuis la mer, ses falaises, les cormorans et les poules d’eau qui barbotent.

Après un arrêt cocktail/dessert sur une jolie terrasse où les nounours picolent et les chats câlinent, nous reprenons la route pour trouver un spot avec de l’électricité. Nous avons repéré ce matin un petit terrain de camping les pieds dans l’eau près de l’hôtel où nous avons dormi. Mais l’endroit est fermé. En faisant demi-tour au bout du chemin, un très gentil monsieur (le propriétaire on imagine) sort de sa maison et nous propose d’y camper quand même. Le spot est magnifique, y’a de l’électricité, du Wi-Fi et toutes les commodités utiles. Inespéré à cette saison !

A bientôt …

Lac d’Ohrid

Mardi 13 janvier, nous profitons de chiller un peu durant la journée. Malgré mon rhume tenace, nous décidons de tenter une petite baignade dans ce fameux lac partagé entre l’Albanie et la Macédoine du Nord. Les 4 petits degrés ont leur effet rafraîchissant, surtout à la sortie avec le léger vent.

Avec sa superficie de 358 km2, c’est le lac le plus profond des Balkans (288 mètres) mais aussi un des plus vieux du monde, avec le Titicaca et le Baïkal. Classé au patrimoine mondial de l’UNESCO pour son caractère naturel exceptionnel en 1979, il est connu pour son eau claire qui est quelquefois transparente jusqu’à une profondeur de 22 mètres, ainsi que pour sa faune riche et variée comprenant des espèces endémiques, comme un gastéropode âgé de 30 millions d’années, le Gocea ohridana, en danger extrême d’extinction. Il fait partie de la liste des 100 espèces les plus menacées au monde. On y trouve aussi des coquillages, des crabes et des éponges d’eau douce.

En fin de journée, nous commandons un taxi qui nous emmène dans la vieille ville pour 6€. J’ai repéré un resto sympa le long du lac mais malheureusement, il est fermé malgré les infos trouvées sur Internet. Nous rebroussons chemin et en trouvons un autre qui propose une cuisine traditionnelle. Au menu, moussaka et feuilles de vigne farcies. Dans la soirée, nous rappelons notre taxi et rentrons nous mettre au chaud.

Bonne nuit …

Mercredi 14 janvier, nous nous réveillons sous un magnifique soleil. Entre 2 séances de travail de Marcel, nous retournons nous tremper un petit coup. Même si la température de l’eau est la même qu’hier, la baignade est beaucoup plus agréable aujourd’hui sans vent.

Dernière nuit dans notre petit paradis qui nous offre quelques beaux cuuchers de soleil quelques kilomètres plus loin. Après ces quelques jours tranquilles, nours reprenons la route demain.

Bonne nuit …

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